Download Collection LEXIFICHE
Transcript
Catalogue 2ème semestre 2014 Collection LEXIFICHE Collection FICHES SAVOIR-FAIRE - Entreprise Collection FICHES SAVOIR-FAIRE - Langue Collection FICHES SAVOIR-FAIRE - Psycho Collection MÉTHODOLOGIE en sciences humaines et sociales Collection PRATIQUES en sciences humaines et sociales Présentoirs 39 Boulevard de Ménilmontant - 75011 Paris Tél : 06 80 85 29 47 - Fax : 01 42 51 43 76 Contact : [email protected] Siret 499 689 156 00010 - Indicatif éditeur 978-2-35644 Distribution CEDIF – Diffusion DILISCO www.enrickb-editions.com LEXI BON DE COMMANDE Distribution DILISCO Collection LEXIFICHE NOUVEAUTÉ NOUVEAUTÉ DROIT ADMINISTRATIF LA RESPONSABILITÉ ADMINISTRATIVE PRORIÉTÉ LITTÉRAIRE ET ARTISTIQUE – DROITS D’AUTEUR ET DROITS VOISINS ISBN 978-2-35644-060-0 Auteur : SANDRA THENOT Prix de vente public TTC : 5,95€ 20 pages – Dilicom : 3266 ISBN 978-2-35644-061-7 Auteurs : Michel DUPUIS et Laura NOWAK Prix de vente public TTC : 5,95€ 20 pages – Dilicom : 3272 NOUVELLE ÉDITION NOUVELLE ÉDITION DROIT – MÉTHODOLOGIE DROIT DU TRAVAIL RELATIONS COLLECTIVES 2ème ÉDITION ISBN 978-2-35644-055-6 Auteur : Stéphane-Laurent TEXIER Prix vente public TTC : 5,95€ 16 pages – Dilicom : 3261 3ème ÉDITION ISBN 978-2-35644-058-7 Auteur : Saïda NOUREDINE Prix vente public TTC : 5,95€ 20 pages – Dilicom : 3273 NOUVELLE ÉDITION NOUVELLE ÉDITION DROIT DU TRAVAIL – RELATIONS INDIVIDUELLES DROIT INTERNATIONAL PRIVÉ – RÈGLES GÉNÉRALES 3ème ÉDITION 2ème ÉDITION ISBN 978-2-35644-057-0 Auteur : Saïda NOUREDINE Prix vente public TTC : 5,95€ 24 pages – Dilicom : 3273 ISBN 978-2-35644-059-4 Auteur : Stéphane-Laurent TEXIER Prix de vente public TTC : 5,95€ 16 pages – Dilicom : 3278 NOUVELLE ÉDITION NOUVELLE ÉDITION RESPONSABILITÉ CIVILE 2ème ÉDITION ISBN 978-2-35644-056-3 Auteur : Stéphane-Laurent TEXIER Prix de vente public TTC : 5,95€ 24 pages – Dilicom : 3269 LES INSTITUTIONS JUDICIAIRES – L’ORGANISATION DE LA JUSTICE EN FRANCE - 2ème ÉDITION ISBN 978-2-35644-054-9 Auteur : Tatiana VASSINE Prix de vente public TTC : 5,95€ 20 pages – Dilicom : 3261 BON DE COMMANDE Distribution DILISCO Collection SAVOIR FAIRE - Entreprise 2]ZZSQbW]\5WQVSa?`ObW_cSa Le Curriculum Vitæ Le CV est la carte d’identité du chercheur d’emploi. C’est l’élément clé qui vous permettra d’obtenir des entretiens et ainsi d’accéder à l’emploi. Sa rédaction vous permet, outre le fait de vous présenter, de dresser un bilan de votre carrière et de définir une orientation à votre vie professionnelle. A. INTRODUCTION Le marché de l’emploi étant ce qu’il est, nous sommes souvent obligés de multiplier les « petits jobs » ou d’élargir notre recherche à plusieurs métiers avant de décrocher le poste que l’on désire et pour lequel nous avons été formés. Toutes vos expériences, aussi enrichissantes soient-elles, ne peuvent pas figurer dans votre CV qui ne doit pas être perçu comme un « passe-partout ». Aussi, il est recommandé d’élaborer un CV différent pour chaque type de poste envisagé afin de trouver une cohérence globale à chacune de vos candidatures. Cette cohérence sera un gage de crédibilité aux yeux des recruteurs et apportera la preuve de la pertinence de votre projet professionnel. CV ET LETTRES DE MOTIVATION ISBN 978-2-35644-002-0 Auteur : Enrick BARBILLON Prix vente public TTC : 3,95€ 8 pages – Dilicom : 3824 A{RWUS`c\2ESbc\SZSbb`SRS[]bWdObW]\STÁQOQSa 2WPZS`ZSa^`W\QW^OZSaS``Sc`au{dWbS` En guise d’exemple, étudions le cas de Paul : Paul est un jeune diplômé. Il vit à Nantes où il vient d’obtenir brillamment son diplôme de psychologue du travail. Nantes est une ville dynamique, mais il faut bien avouer que la concurrence est très rude. Il a bien obtenu quelques postes de remplacement dans des centres de bilan de compétence ou dans des cabinets de recrutement, mais le travail est très irrégulier et ne lui permet pas de vivre. Il est alors obligé de travailler le reste de l’année pour pouvoir rester autonome. Entre réceptionniste, et vendeur de sucreries au cinéma de quartier, Paul multiplie les « jobs » en attendant de trouver le poste dont il rêve dans un cabinet de conseil. Nous conseillerions donc à Paul de rédiger deux modèles de CV : un pour « les petits jobs » dans lequel il mettra en avant ses qualités de réceptionniste et de vendeur, sans toutefois mettre en évidence sa formation de psychologue. Cette information risque en effet de défavoriser sa candidature. Le recruteur pourra ainsi se demander si un psychologue trouvera sa place au sein de son équipe ou s’il saura s’intéresser au travail dont il est question. A contrario, lorsque Paul se présentera pour des postes plus en lien avec sa formation, il ne lui sera pas forcément utile de mettre en avant ses expériences de vente ou de réception afin de ne pas noyer ses quelques expériences RH (en Ressources Humaines) dans un flot d’informations non pertinentes avec sa candidature. 1 Le bilan de compétences QU’ESTCEQUE LE BILAN DE COMPÉTENCES ? A. Un droit individuel 1. Définition et objectifs Le bilan de compétences (BC) est un droit depuis 1991 qui donne à toute personne l’opportunité de faire le point sur ses acquis, d’analyser ses compétences professionnelles et personnelles ainsi que ses motivations et aptitudes en vue d’élaborer des projets professionnels et / ou de formation. C’est une démarche personnelle et volontaire, sans condition de niveau de formation initiale, d’âge ni de statut. faire le point sur ses expériences professionnelles et personnelles, repérer et évaluer les acquis de ses expériences liées au travail, à la vie sociale et à la formation, mieux identifier ses connaissances, ses compétences et aptitudes, déceler ses atouts et ses freins, recueillir et formaliser les éléments permettant l’élaboration de projet(s) professionnel(s) et / ou personnel(s) apprendre à se connaître pour mieux se faire reconnaître (Jacques AUBRET). BILAN DE COMPÉTENCES MODE D’EMPLOI ISBN 978-2-35644-015-0 Auteur : Chantal LE MAT Prix vente public TTC : 4,30€ 8 pages – Dilicom : 3189 Article L6313-10 Code du Travail (CT) Les actions permettant de réaliser un bilan de compétences ont pour objet de permettre à des travailleurs d’analyser leurs compétences professionnelles et personnelles ainsi que leurs aptitudes et leurs motivations afin de définir un projet professionnel et, le cas échéant, un projet de formation. Ce bilan ne peut être réalisé qu’avec le consentement du travailleur. Le refus d’un salarié d’y consentir ne constitue ni une faute ni un motif de licenciement. En misant sur une couleur ou un graphisme particulier, vous prenez le risque de ne pas plaire. Évitez donc les CV trop originaux à moins que vous ne recherchiez un emploi dans des secteurs créatifs, artistiques ou les métiers de la communication ou de la publicité pour lesquels cette qualité peut constituer un important critère de sélection. 2. Les bénéficiaires du bilan de compétences Tout travailleur peut suivre des actions de bilan de compétences telles que définies par le Code du travail : les salariés ; les non-salariés (commerçants, professions libérales...) ; les agents publics ; les demandeurs d’emploi, jeunes ou adultes ; les particuliers Il vous est cependant tout à fait possible de personnaliser votre CV afin d’y refléter votre personnalité : ajout de couleurs ou d’une illustration, mise en pages en format paysage... Mais si l’originalité n’est pas dissociée du sérieux, veillez néanmoins à ce que cela n’affecte pas la crédibilité de votre candidature. Attention toutefois de ne pas tricher. L’impression que le recruteur se fera de votre D\ 2E \ºSab XO[OWa [O\caQ`Wb personnalité (fonceur, actif, ;O [WaS S\ ^OUS R]Wb }b`S O{`{S créatif, posé, réfléchi…) devra ;OWaaSh RSa [O`USa ac` ZSa Qb{a impérativement se retrouver OÁ\ _cS ZS `SQ`cbSc` ^cWaaS g dans le style de votre lettre de [Sbb`SaSaO\\]bObW]\a5OWbSaPWS\ motivation et dans les étapes `Saa]`bW`ZSbWb`SRSa`cP`W_cSa suivantes du processus de recrutement, notamment lors de l’entretien. Mieux vaut donc rester vous-même et adopter un style qui vous ressemble. 2/ LE STYLE DU CV Un CV classique, original, moderne ? La question que vous devez vous poser n’est pas tant l’impact visuel que vous souhaitez créer, mais plutôt le trait de personnalité dont vous souhaitez rendre compte. Certes, un CV original attirera plus les regards qu’un CV classique, mais il y a de grandes chances qu’il marque les esprits davantage par son originalité que par son contenu. Dans ce cas, ça ne sera pas votre profil qui aura fait mouche, mais la forme que vous y avez mise. Gardez également à l’esprit que l’originalité est une question de goût. BSa[]RSaRSÁ\O\QS[S\b ;SaR{[O`QVSauSTTSQbcS`OÁ\RºS\P{\{ÁQWS` L’objectif du bilan est de passer en revue les activités professionnelles de la personne afin de : B. LES RÈGLES D’UN CV EFFICACE 1/ UN POSTE ÉGALE UN CV Il ne faut jamais oublier qu’un recruteur reçoit plusieurs candidatures. La vôtre sera ainsi au milieu de plusieurs autres et son destinataire ne passera que quelques secondes sur votre dossier en première lecture. Parmi toutes les candidatures reçues, certaines correspondront au profil recherché, les autres non. Pour éviter que votre CV se retrouve dans la pile des « vous n’avez pas le profil », facilitez le travail du professionnel en ne brouillant pas les pistes et, comme Paul, cité dans l’exemple cidessus, mettez surtout en avant les compétences et expériences qui viendront prouver la cohérence de votre candidature par rapport au poste proposé, surtout si vous avez des expériences hétérogènes. 2]ZZSQbW]\5WQVSa?{ROU]UW_cSa Le Bilan de Compétences : <]RSRºS[^Z]W ;ºW\bS\bW]\RSQSbbSÁQVSSabRSd]caOWRS`uQ][^`S\R`S) @cSZaa]\bZSa]PXSQbWTaRcPWZO\RSQ][^{bS\QSa B]\R{`]cZS[S\b BSaQ]\RWbW]\aRºOQQ|a NOTEZ BIEN ! Parallèlement au bilan de compétences, l’opération de «Bilan de Compétences Approfondi» (BCA) s’adresse à tous les demandeurs d’emploi, indemnisés ou non et quelle que soit la nature de leur allocation de chômage. Le BCA est prescrit par Pôle emploi. Il fait partie des prestations d’accompagnement que Pôle emploi peut proposer au demandeur d’emploi dans le cadre de son projet personnalisé d’accès à l’emploi (PPAE). Le contenu de ce bilan de compétences approfondi a été adapté (par rapport au bilan de compétences traditionnel) pour correspondre aux spécificités des demandeurs d’emploi. 1 1 2]ZZSQbW]\5WQVSa?{ROU]UW_cSa Le CIF : <]RSRºS[^Z]W ;º]PXSQbWTRSQSbbSÁQVSSabRST]c`\W`c\SW\T]`[ObW]\ag\bV{bW_cSac`ZS2]\U{8\RWdWRcSZRS5]`[ObW]\ZSa ^`W\QW^Sa_cWZS`{UWaaS\bSbaSa^O`bWQcZO`Wb{aaSZ]\_cºWZQ]\QS`\SZSaOZO`W{S\233S\238]cS\C`OdOWZ CS[^]`OW`S Les principes généraux du CIF QU’ESTCEQUE LE CIF ? A. Un droit individuel L’initiative du départ en CIF revient au salarié qui peut ainsi suivre une formation de son choix, indépendamment de l’activité de l’entreprise ou des choix que pourrait effectuer l’employeur. En cela, le CIF se distingue du plan de formation -mis en œuvre à l’initiative de l’employeuret du DIF (droit individuel à la formation) qui est également à l’initiative du salarié mais qui requiert l’accord de l’employeur. Article L6322-1 et suivants Le congé individuel de formation a pour objet de permettre à tout salarié, au cours de sa vie professionnelle, de suivre à son initiative et à titre individuel, des actions de formation, indépendamment de sa participation aux stages compris, le cas échéant, dans le plan de formation de l’entreprise dans laquelle il exerce son activité. Ces actions de formation doivent permettre au salarié : ¡%BDDÏEFSËVOOJWFBVTVQÏSJFVSEFRVBMJGJDBUJPO ¡%FDIBOHFSEBDUJWJUÏPVEFQSPGFTTJPO 3° De s’ouvrir plus largement à la culture, à la vie sociale et à l’exercice des responsabilités associatives bénévoles. Ce droit s’exerce dans les mêmes conditions, quelle que soit la taille de l’entreprise (de plus ou de moins de 10 salariés), sa forme juridique (SA, SARL, Association secteur nationalisé, Association loi 1901, etc.) et son secteur d’activité. LE CIF (congé individuel de formation) – MODE D’EMPLOI ISBN 978-2-35644-13-6 Auteur : Chantal LE MAT Prix vente public TTC : 4,30€ 8 pages – Dilicom : 3189 2]ZZSQbW]\5WQVSa?{ROU]UW_cSa Le DIF : <]RSRºS[^Z]W ;º]PXSQbWTRSQSbbSÁQVSSabRST]c`\W`c\SW\T]`[ObW]\ag\bV{bW_cSac`ZSR`]WbW\RWdWRcSZuZOT]`[ObW]\ ZOZ{UWaZObW]\_cWZS`{UWbZSaQ]\RWbW]\aRSaO[WaSS\´cd`SSbZO^]`b{SRSa]\O^^ZWQObW]\ Les principes du DIF QU’ESTCEQUE LE DIF ? A. Un droit individuel Comme son nom l’indique, le DIF est un droit individuel dont l’objectif est de permettre au salarié de se former tout au long de sa vie professionnelle (loi de réforme de la formation professionnelle du 4 mai 2004). C’est une nouvelle modalité d’accès des salariés à la formation à l’initiative du salarié et avec l’accord de son employeur. Elle peut s’articuler avec d’autres mesures sous certaines conditions, telles que la période de professionnalisation, un congé individuel de formation (CIF), une période de chômage ou bien même, par voie d’accord, avec le plan de formation de l’entreprise. Article L.900-1 du Code du Travail Tout salarié titulaire d’un contrat de travail à durée indéterminée, disposant d’une ancienneté minimale dans l’entreprise déterminée par voie réglementaire, bénéficie chaque année d’un droit individuel à la formation d’une durée de vingt heures. Pour aller plus loin... Textes de référence %JTQPTJUJGTEFGPSNBUJPOQSPGFTTJPOOFMMFDPOUJOVFMFESPJUJOEJWJEVFMËMBGPSNBUJPO DPEFEVUSBWBJMBSU-Ë-UJUSF**$IBQ*** LE DIF (Droit individuel à la formation) – MODE D’EMPLOI ISBN 978-2-35644-012-9 Auteur : Chantal LE MAT Prix de vente public TTC : 4,30€ 8 pages – Dilicom : 3189 1. Les bénéficiaires du DIF B. Un droit pour tous les salariés Tous les salariés en CDI ou en CDD bénéficient du DIF : tLes salariés en contrat à durée indéterminée s’ils ont au moins 1 an d’ancienneté dans l’entreprise ; tLes salariés en contrat à durée déterminée peuvent bénéficier d’un DIF calculé au prorata temporis - c’est-à-dire proportionnellement au temps de travail- à condition d’avoir travaillé au minimum 4 mois, consécutifs ou non, en CDD, au cours des 12 derniers mois. Il n’est pas nécessaire que cette condition d’ancienneté soit réunie au sein d’une même entreprise. Tous les salariés liés par un contrat de travail - privé ou public - bénéficient du CIF : Sont donc concernés les salariés : tFODPOUSBUEFUSBWBJMËEVSÏFJOEÏUFSNJOÏF$%* tFODPOUSBUEFUSBWBJMËEVSÏFEÏUFSNJOÏF$%% tFODPOUSBUEFUSBWBJMUFNQPSBJSF55 tPVJOUFSNJUUFOUTEVTQFDUBDMF NOTEZ BIEN ! Sont exclus du droit au DIF : tMFTUJUVMBJSFTEVODPOUSBUEBQQSFOUJTTBHF tMFTTBMBSJÏTFODPOUSBUEF QSPGFTTJPOOBMJTBUJPO NOTEZ BIEN ! 2. Les frais couverts par le DIF Les agents de la fonction publique bénéficient d’un droit similaire, le Congé de Formation Professionnelle (CFP). Le congé de formation professionnelle est ouvert à l’ensemble des agents, titulaires ou non, des trois fonctions publiques. Le fonctionnaire doit avoir accompli au moins 3 ans ou l’équivalent de 3 années de services effectifs dans l’administration (y compris en qualité de stagiaire). Pour les modalités du CFP, se reporter aux décrets n° 2007-1470 et suivants (JO du 10.10.07). L’organisme collecteur paritaire agréé (OPCA) au titre du congé individuel de formation pour les entreprises de dix salariés et plus prend en charge : t-FTGSBJTEFGPSNBUJPO t-FTGSBJTEFUSBOTQPSUFUEIÏCFSHFNFOU t-BMMPDBUJPOEFGPSNBUJPOEVFËDFTTBMBSJÏT B. Un crédit d’heures de formation C. Un droit à absence pour formation Tout salarié qui envisage de recourir à un CIF est en droit de demander une autorisation d’absence à son employeur. Ce dernier doit faire connaître sa réponse dans un délai fixé à trente jours suivant la réception de la demande du CIF. Au titre du DIF et quel que soit le type de contrat de travail, tout salarié se constitue un crédit d’heures de formation de 20 heures par an cumulables sur 6 ans, soit un total de 120 heures maximum. Les conventions, accords interprofessionnels de branche ou d’entreprise peuvent prévoir un contingent d’heures plus important. 1 1 2]ZZSQbW]\5WQVSa?{ROU]UW_cSa La VAE : <]RSRºS[^Z]W ;Od]QObW]\RSQSbbSÁQVSSabRºW\T]`[S`b]cbS^S`a]\\SR{aW`ScaSRº]PbS\W`c\S QS`bWÁQObW]\SbRSTOQWZWbS`aOR{[O`QVSRSdOZWRObW]\RSaOQ_cWaRSZºSf^{`WS\QS Les principes de la VAE QU’ESTCEQUE LA VAE ? A. Un droit individuel La VAE est une initiative strictement personnelle qui ne peut être imposée par l’entreprise. Des clauses de protection du travailleur sont prévues, en particulier sur la confidentialité des informations communiquées dans le cadre de la demande de validation des acquis. La loi établit que l’expérience acquise tout au long de la vie professionnelle et extraprofessionnelle possède la même valeur que la formation et reconnaît que les savoirs et les compétences peuvent s’obtenir autrement que par la voie traditionnelle des systèmes d’enseignement. Article L.900-1 du Code du Travail « Toute personne engagée dans la vie active est en droit de faire valider les acquis de son expérience, notamment professionnelle, en vue de l'acquisition d'un EJQMÙNFEhVOUJUSFËGJOBMJUÏQSPGFTTJPOOFMMFPVEhVODFSUJGJDBUEFRVBMJGJDBUJPOFOregistrés dans le Répertoire national des certifications professionnelles. » Article L.335-5 du Code de l’éducation j1FVUÐUSFQSJTFODPNQUFBVUJUSFEFMBWBMJEBUJPOMFOTFNCMFEFTDPNQÏUFODFT professionnelles acquises dans l’exercice d’une activité salariée, non salariée, CÏOÏWPMFPVEFWPMPOUBSJBUFOSBQQPSUEJSFDUBWFDMFDPOUFOVEVEJQMÙNFPVEV titre » Pour aller plus loin... Textes de référence t7BMJEBUJPOEFTBDRVJTEFMhFYQÏSJFODFFOWVFEFMhPCUFOUJPOEFEJQMÙNFTPVEFUJUSFTËGJOBMJUÏQSPGFTTJPOOFMMF - code du travail, art. L. 900-1 et s., L. 900-4-2, L. 935-1, L. 951-1, R. 950-3, R. 950-13-3 et s. et R. 950-19 et s. DPEFEVUSBWBJMBSU-FUTOPVWFMMFQBSUJFMÏHJTMBUJWFBQQMJDBCMFËDPNQUFSEFMhFOUSÏFFOWJHVFVSEFMBOPVWFMMFQBSUJFSÏHMFNFOUBJSFEVDPEFEVUSBWBJMFUBV plus tard le 1erNBJ - code de l'éducation, art. L. 214-12, L. 214-13, L. 335-5 et s., R. 335-5 et s. et R. 361-2 t7BMJEBUJPOEFTBDRVJTEFMhFYQÏSJFODFFOWVFEFMhPCUFOUJPOEFEJQMÙNFTOBUJPOBVYEFMhFOTFJHOFNFOUTVQÏSJFVSDPEFEFMhÏEVDBUJPOBSU--FUTFU- t7BMJEBUJPOEFTBDRVJTEFMhFYQÏSJFODFEFTNÒSFTEFGBNJMMFFUEFTQFSTPOOFTDIBSHÏFTEFGBNJMMFFOWVFEFMBEÏMJWSBODFEFEJQMÙNFTOBUJPOBVYEFMhFOTFJHOFNFOU supérieur : code de l'éducation, art. L. 613-6 VAE (validation des acquis de l’expérience) - MODE D’EMPLOI ISBN 978-2-35644-009-9 Auteur : Chantal LE MAT Prix de vente public TTC : 3,95€ 4 pages – Dilicom : 3189 Collection Fiches Pédagogiques PRÉSENTATION ASSISTÉE PAR ORDINATEUR - RÈGLES GÉNÉRALES Conçue pour vous aider dans la conception de vos présentations informatisées, cette fiche de la collection " Savoir Faire " aborde les thèmes suivants : le choix du modèle de conception, les couleurs, la police, la mise en page, le contenu, les illustrations, la préparation matérielle ainsi que quelques conseils pour l’oral. Que ce soit dans les entreprises, à l’école ou à l’université, l’outil informatique a fait son apparition partout. Certaines écoles proposent même une initiation dès la maternelle. Les écoles et les universités commencent à s’équiper de matériels pour dispenser leurs enseignements via un vidéoprojecteur. Exit les transparents ! Seulement voilà, les personnes n’étant pas formées, nous nous retrouvons parfois en réunion ou autre à écouter notre interlocuteur, à regarder son support projeté sur un écran sans vraiment réussir à suivre ce qu’il nous raconte. Du plus jeune au plus grand, nous avons tous, un jour, été confrontés à un support illisible, confus, avec des couleurs inadéquates, " agressives ", avec une profusion de transitions ou d’animations… De la même manière, qui ne s’est jamais retrouvé derrière son écran d’ordinateur à se demander comment mettre en forme son cours, son exposé, sa présentation de réunion, son compte-rendu d’études... " Quelle couleur dois-je utiliser pour le fond ? Quelle couleur de police sera adaptée ? Quel format ? Quelle taille ? Et comment mettre en valeur mes graphiques, mes tableaux,... ? ". Pas si facile d’être " l’acteur et non le spectateur ". L’objectif ici n’est pas de vous apprendre à utiliser un logiciel de PréAO - Présentation Assistée par Ordinateur (type PowerPoint, Impress, etc.), de nombreux ouvrages le font déjà très bien. Le but est de vous donner quelques clés pour réaliser une bonne présentation. 1 LE MODELE DE CONCEPTION Lorsqu’on ouvre son logiciel de présentation, la première question à se poser est le choix du modèle de conception. Le modèle de conception, c’est ce qu’on pourrait appeler le fond d’écran c’est-à-dire, l’arrière-plan de vos diapositives (autrement appelées " slides " ). Quel que soit le logiciel utilisé,vous pouvez choisir un modèle déjà existant et le conserver tel quel. Mais vous avez également la possibilité de le personnaliser,de modifier les couleurs par exemple. Ainsi, pour visualiser les modèles existants, il vous suffit généralement de cliquer sur le bouton " Conception " ou " Conception de diapo " ou sur " Format Conception de diapositive ". Dès lors que vous aurez arrêté votre choix sur un modèle, ce sera le seul que vous utiliserez pour l’ensemble de votre présentation. La première règle à respecter est donc d’utiliser un seul modèle pour toute la présentation. Imaginons la présentation ci-contre (slides au contours rouges). Vous comprenez maintenant combien il serait fatigant de suivre une telle présentation. Par ailleurs, il est préférable de privilégier des fonds unis, sans motif, sans objet qui " polluent " la lisibilité du document. D’une manière générale, il vaut mieux rester sobre (slides aux contours verts). B. Une voie d’accès à la certification Au vu de ses compétences et savoir-faire développés dans le cadre de ses activités professionnelles ou non, toute personne est en droit de faire valider les acquis de ses expériences et d’obtenir tout ou partie d’une certification : t%JQMÙNFTUJUSFTËGJOBMJUÏQSPGFTTJPOOFMMFEÏMJWSÏTQBSM&UBU t%JQMÙNFTPVUJUSFTQSPGFTTJPOOFMTEÏMJWSÏTQBSMFSÏTFBVDPOTVMBJSF tPVQBSMFTPSHBOJTNFTQSJWÏT t$FSUJGJDBUTEFRVBMJGJDBUJPOEFTCSBODIFTQSPGFTTJPOOFMMFT$21 NOTEZ BIEN : Une certification professionnelle atteste d'une "qualification" DhFTUËEJSF EF DBQBDJUÏT Ë SÏBMJTFS EFT BDUJWJUÏT QSPGFTTJPOOFMMFT EBOT MF DBESFEFQMVTJFVSTTJUVBUJPOTEFUSBWBJMFUËEFTEFHSÏTEFSFTQPOTBCJMJUÏTEÏGJnis dans un " référentiel ". Seules sont concernées les certifications inscrites au Répertoire national des DFSUJGJDBUJPOTQSPGFTTJPOOFMMFT3/$1 DPOTVMUBCMFTVSMFTJUFEFMB$PNNJTTJPO OBUJPOBMFQSPGFTTJPOOFMMF$/1 www.cncp.gouv.fr LE PUBLIC CONCERNÉ Il n’est pas impossible qu’en avançant dans votre travail, vous changiez d’avis sur la couleur de fond ou l’emplacement d’un logo... En effet, les diapositives d’une présentation ont très souvent des points communs et notamment, la mise en forme, la couleur de fond, le logo de votre entreprise, le nom du présentateur... Voici une astuce qui vous facilitera le travail et vous permettra de gagner du temps. Pour être certain d’avoir la même couleur de fond, le même logo, votre nom, etc. sur toutes les diapositives de votre présentation, il vous faudra passer par ce qu’on appelle le masque de diapositive. Le masque servira de " modèle " à toutes les diapositives. De cette manière, chaque fois que vous créerez une nouvelle diapositive, elle sera identique au masque de diapositive. Toute modification apportée au masque affectera l’ensemble des diapositives. Le masque contient en effet des espaces réservés pour la mise en forme du titre, du texte et des éléments d’arrière-plan que vous souhaiteriez faire apparaître sur les diapositives (tel qu’un logo). Pour accéder au masque, cliquez sur " Affichage Masque " et choisissez le masque de diapositives. N’oubliez pas que si sous souhaitez apporter des modifications à l’ensemble des diapositives, il faudra passer directement par le masque des diapositives. 5PVUFQFSTPOOFTBOTDPOEJUJPOEÉHFEFOBUJPOBMJUÏEFTUBUVUEFOJWFBVEFGPSNBUJPOQFVUFOUBNFSVOFEÏNBSDIFEF7"& NOTEZ BIEN :JMFTUJOEJTQFOTBCMFEFKVTUJGJFSEhVOFFYQÏSJFODFQSPGFTTJPOOFMMFPVFYUSBQSPGFTTJPOOFMMFDVNVMÏFEhBVNPJOTBOTFOSBQQPSUBWFDMFEJQMÙNFPVMFUJUSFWJTÏ Les différents statuts Salariés Non-salariés Agents de la fonction publique Bénévoles Demandeurs d’emploi $%*$%%JOUÏSJNTPVTDPOEJUJPOTEBODJFOOFUÏ Membres d’une profession libérale, exploitants agricoles, artisans, commerçants, conjoint d’artisan ou de commerçant, USBWBJMMFVSTJOEÏQFOEBOUTDIFGTEFOUSFQSJTFDPNNFSÎBOUT 'PODUJPOQVCMJRVFIPTQJUBMJÒSFPVUFSSJUPSJBMFUJUVMBJSFTPVOPO 2 DU BON USAGE DES COULEURS Une fois l’étape du modèle de conception passée, vous allez devoir faire un autre choix délicat, celui des couleurs. Il s’agit ici d’essayer d’obtenir le meilleur contraste possible entre le texte et l’arrière-plan (ou le fond) de votre présentation. Pour une lisibilité optimale, les couleurs de fond et de la police de caractère doivent être contrastés. Il vous faudra trouver une harmonie des couleurs. Ainsi, par exemple, un arrière-plan foncé et un texte clair vous offrent un bon contraste. De la même manière, un arrière-plan clair avec un texte foncé vous offrent également un bon contraste. Voici des exemples (et contre-exemples). Ayant une expérience associative, syndicale, sociale *OEFNOJTÏTPVOPO Les couleurs Les couleurs Les couleurs Et toute personne, avec ou sans qualification reconnue, désirant en acquérir une, la compléter ou l’adapter afin de reprendre une activité 1 1 Les couleurs LA PRÉSENTATION ASSISTÉE PAR ORDINATEUR (PREAO) ISBN 978-2-35644-010-5 Auteur : Solenna MARTIN Prix de vente public TTC : 4,30€ 8 pages – Dilicom : 3199 BON DE COMMANDE Distribution DILISCO Collection SAVOIR-FAIRE - Langue 2]ZZSQbW]\5WQVSa?{ROU]UW_cSa Anglais LES TEMPS Conçue pour éclairer les points d’incompréhension les plus récurrents en conjugaison et grammaire anglaises, QSbbSÁQVSSabQ]\ab`cWbSQ][[Sc\d{`WbOPZS]cbWZRSb`OdOWZO^^]`bO\bRSa`{^]\aSaaW[^ZSaOcf_cSabW]\a_cS d]cad]ca^]aSh)_cSZbS[^aQV]WaW`.@cSZOcfWZWOW`ScbWZWaS`.2][[S\bQ]\ab`cW`S[O^V`OaS.4bQ Les aspects Afin de privilégier une approche synthétique, plutôt que de considérer tous les temps qui existent en conjugaison anglaise, attachons-nous dans un premier temps à définir les trois aspects qui en sont à la base : l’aspect simple, l’aspect be –ing, l’aspect have –en. A. POURQUOI ON APPELLE ÇA DES ASPECTS ? Une même action peut être appréhendée selon différents points de vue. Les aspects « simple », « be -ing », « have -en » témoignent du regard que la personne qui parle porte sur un événement. Autrement dit, pour un événement donné, il n’y a pas une forme grammaticale appropriée : tout dépend de l’aspect des choses qui nous intéresse. Les temps peuvent se combiner avec un ou plusieurs aspects. Chaque combinaison apportera à la forme finale les caractéristiques du temps choisi combinées à celles du ou des aspects. 3ScfbS[^a) -> Le présent -> ;S^`{b{`Wb_cWTOWb`{T{`S\QSOc^Oaa{ Perte de clés « I lost my keys yesterday » 1 «Hier, j’ai perdu mes clés». Ce qui m’intéresse c’est de parler de hier, un moment passé, terminé, sans lien avec le présent. Trois aspects) « I’ve lost my keys, I’ll have to ring the locksmith again » 1 «J’ai perdu mes clés. Je vais encore devoir appeler le serrurier.» Ce qui m’intéresse, c’est ce que cette action a pour conséquences au moment où je parle. ANGLAIS – LES TEMPS ISBN 978-2-35644-005-1 Auteur : Enrick BARBILLON Prix de vente public TTC : 3,95€ 8 pages – Dilicom : 3034 -> simple -> PSµW\U)Ocb`S[S\bO^^SZ{Q]\bW\c]c^`]U`SaaWT -> VOdSµS\)QºSabZºOa^SQb^S`TSQb® µS\®O{b{QV]WaW^O`Q]\dS\bW]\^]c`aWU\WÁS`ZS^O`bWQW^S ^Oaa{RcdS`PS^O`]^^]aWbW]\uµSR_cWR{aWU\SZS^`{b{`Wb® « I always lose my keys » 1 «Je perds tout le temps mes clés». Ce qui m’intéresse, c’est de décrire ma personnalité, mes habitudes. « I’m always losing my keys! » 1 «J’ai vraiment le chic pour perdre mes clefs!» Avec «always» + «be-ing», la notion de reproche est toujours présente. PRÉSENT SIMPLE PRESENT PERFECT Aspect : be –ing Temps : présent PRÉTÉRIT BE –ING Aspect : simple Temps : prétérit I watched TV last night. Chronologie Début First ou firstly ou to begin with ou in the first place ou first of all ou first and foremost ou to start with (tout d’abord, avant tout, avant toute chose) : - First of all, I would like to start this lesson on link words by welcoming you. (Avant toute chose, j’aimerais commencer cette leçon sur les mots de liaison en vous souhaitant la bienvenue.) PAST PERFECT Aspect : be –ing Temps : prétérit In short ou to sum it up ou in a nutshell (en bref) : - What I mean, in a nutshell, is that you have everything you need here to understand how link words work! (Ce que je veux dire, en bref, c’est que vous disposez de tout ce dont vous avez besoin ici pour comprendre comment fonctionnent les mots de liaison !) Aspects : have –en + be –ing Argumenter une idée/opinion PAST PERFECT EN BE –ING Aspect : have –en Temps : prétérit Aspects : have –en + be –ing Liste d’idées I had been watching TV just a few minutes when you arrived. 1 Je regardais la télé depuis quelques minutes à peine quand vous êtes arrivé. - Thirdly, after seeing link words and false friends, we will focus on idioms. Then, if we have time, we might even look at the conditional. (Troisièmement, après avoir vu les mots de liaison et les faux-amis, nous nous tournerons vers les expressions idiomatiques. Puis, s’il nous reste un peu de temps, nous pourrons jeter un coup d’œil au conditionnel.) particulier avec les verbes de perception involontaire hear et see, et les verbes de dire say, ask, answer…; de l’extérieur. On ne s’intéresse à aucune étape de l’action en particulier. On ne distingue ni début, ni déroulement, ni fin : l’événement est représenté comme un tout homogène. t%FT « états », exprimés par des verbes qui ne désignent pas une action et ne peuvent être assimilés à un déroulement. Ces états sont exprimés par des verbes tels que be, seem, appear, par les verbes d’opinion (think, believe, know…) et les verbes d’appréciation (like, dislike, hate, love…). Insistance 2 Aspect continu (be -ing) : en utilisant cet aspect, on ne s’intéresse ni au début ni à la fin de l’action mais à ce qui se passe entre les 2 extrémités, donc au déroulement. t%actions habituelles : He smokes - Il est fumeur : on ne s’intéresse pas au déroulement de l’activité mais au fait qu’il fume tous les jours ; « I get up at 7 in the morning » (c’est tous les jours, par opposition à « Today I’m getting up at 9 », ce n’est vrai qu’aujourd’hui, c’est exceptionnel) ; 1 1 2]ZZSQbW]\5WQVSa?{ROU]UW_cSa Anglais : ZSaTOcfO[WaTOZaSQ]U\ObSa]cTOZaST`WS\Ra 2SbbSÁQVSu^]c`]PXSQbWTRºOWRS`u) 4dWbS`QS`bOW\SaS``Sc`aa]cdS\bQ][[WaSa^O`ZSa5`O\zOWa 4\`WQVW`a]\d]QOPcZOW`S Dans l’apprentissage de l’anglais, les faux-amis sont un chapitre obligatoire. En effet, ces mots qui existent en langue française constituent un réel piège pour les anglophiles en herbe : leur signification en anglais n’a souvent rien à voir avec leur signification en français. Si vous ne les maitrisez pas, vous risquez de causer des contre-sens à votre discours ou de vous retrouver dans des situations embarrassantes. Il m’est arrivé d’entendre quelqu’un donner son petit surnom à un employé administratif alors qu’on lui avait demandé son nom de famille (surname). En outre, on distingue deux catégories de faux-amis, les faux-amis absolus et partiels. Les absolus ont une signification différente du mot français ; les partiels, quant à eux, ont deux significations, une identique au français, l’autre différente. Imaginez vous trouver à Londres, dans un restaurant. Vous vous souciez de votre régime et demandez à Billy, votre serveur, si le double fat pig burger est bourré de conservatives. Vous vouliez dire preservatives (conservateurs alimentaires et non préservatifs !), mais Billy, fervent membre du Parti Conservateur, est offensé et rétorque qu’il serait ravi de vous emmener your check. Non, il ne vous propose pas de vous payer par chèque pour que vous quittiez rapidement son restaurant mais plutôt l’addition, que vous pourrez choisir de payer par carte bleue, par liquide ou par check ! Mais ne croyons pas que tout mot anglais ressemblant au français est un faux-ami. Les deux langues étant toutes deux indo-européennes, on retrouve beaucoup de similitudes (sans parler des mots d’origine grecque qui se retrouvent dans la majeure partie des langues européennes.) Ex : difference, police, culture, table, machine, invention, evidence, vehicle, etc. ANGLAIS – LES FAUX AMIS ISBN 978-2-35644-020-4 Auteur : Nathalie FAUVEAU Prix de vente public TTC : 4,30€ 8 pages – Dilicom : 3034 2]ZZSQbW]\5WQVSa?{ROU]UW_cSa ESPAGNOL : ;SabS[^a 2SbbSÁQVSO^]c`]PXSQbWTRS) ?`{aS\bS`ZSabS[^a^`W\QW^Ocf 4f^ZW_cS`ZS[^Z]WRSabS[^aU`vQSuRSaSfS[^ZSa La conjugaison espagnole n'est pas si facile qu'elle y paraît ! Elle est d'ailleurs relativement similaire à la conjugaison française ; vous le remarquerez au fur et à mesure. Cette fiche a pour but de récapituler les temps principaux. Maintenant, commençons : 1 LES PRONOMS PERSONNELS SUJETS t&OFTQBHOPMMFTQSPOPNTQFSTPOOFMTOFTPOUQBTUPVKPVSTVUJMJTÏTEFWBOUMFTWFSCFT"JOTJBVMJFVEFEJSF" Yo me llamo Julie "PV" Nosotros vamos a España "MFT&TQBHOPMTEJTFOUTJNQMFNFOU" Me llamo Julie "PV" Vamos a España " -BUFSNJOBJTPOEVWFSCFTVGGJUQPVSJOEJRVFSËRVFMMFQFSTPOOFPOQBSMF Je :P Tu Tú Il / Elle ²M&MMB Nous /PTPUSPTBT Vous 7PTPUSPTBT Ils / Elles &MMPT&MMBT t0OSFNBSRVFSBRVFMFiWPVTwTFUSBEVJUEFGBÎPOTEJGGÏSFOUFT " vosotros "RVFMPOVUJMJTFMPSTRVFMPOUVUPJFQMVTJFVSTQFSTPOOFT (Vosotros) sois franceses : Vous êtes français. "usted "MFjWPVTxEVWPVWPJFNFOUTJOHVMJFSMBDPOKVHBJTPOFTUDFMMFEFMBÒNFQFSTPOOFEVTJOHVMJFS Señora, usted es muy simpática con nosotros : Madame, vous êtes très gentille avec nous. "ustedes"-FjWPVTxEFWPVWPJFNFOUQMVSJFMMBDPOKVHBJTPOFTUDFMMFEFMBÒNFQFSTPOOFEVQMVSJFM Señores, ustedes están invitados en la reunión : Messieurs, vous êtes invités à la réunion. Faux-amis partiels courants (liste non exhaustive) NOTES PRATIQUES : 1°) Les abréviations de « usted » et « ustedes » sont respectivement « Ud » « Uds ». Cela peut être utile de les connaître car ils sont souvent utilisés dans les livres et les magazines. Address (n) signifie Élocution/discours ou adresse Ex : His address to the Senate was convincing (son discours au Sénat était convaincant) Affluent (adj) signifie Riche/aisé ou affluent Ex : A lot of affluent businessmen live in Chicago (nombreux sont les hommes d’affaires aisés vivant à Chicago) Agenda (n) signifie Ordre du jour (réunion), intention (cachée) ou agenda (qui se dit plus souvent diary ou organizer) Ex : This politician has always had a hidden agenda (cet homme politique a toujours eu des intentions cachées) Argument (n) signifie Dispute ou argument Ex : My wife and I had an argument this morning (ma femme et moi nous sommes disputés ce matin) Arm (n) signifie Bras ou arme Ex : My arm hurts (mon bras me fait mal) Character (n) Personnage ou caractère Ex : This TV character has a lot of character (ce personnage de télé a beaucoup de caractère) Remarque : caractère se dit également temper ou nature. signifie Facturer/ faire payer ou charger (une batterie) Attention : charger (une cargaison) se dit to load signifie Addition (restaurant) ou chèque Competition (n) signifie Concurrence ou compétition (dans le sens de rivalité et non de match) Ex : A little competition among schoolmates is healthy (un peu de concurrence entre élèves ne fait pas de mal) Attention : le mot concurrence en anglais signifie accord, assentiment Concern (vb) signifie Inquiéter ou concerner Confidence (n) signifie Confiance/assurance ou confidence Ex : He’s lost his self-confidence since his divorce (il a perdu toute confiance en soi depuis son divorce) Credit (n) signifie Mérite ou crédit Ex : the credit goes to John who did all the work (le mérite revient à John qui a fait tout le travail) Attention : au pluriel, credits signifie remerciement ou générique (en fin de film) Crime (n) signifie Délit ou crime Date (n) signifie Rendez-vous (amoureux) ou date Degree (n) signifie Diplôme universitaire ou degré 2°) Si vous rencontrez des hispanophones d’Amérique Latine, vous remarquerez certainement quelques différences linguistiques. Dans de nombreux pays latino-américains, « vosotros » n’est pas employé. Ils utilisent le pronom « ustedes » même pour évoquer le tutoiement pluriel : &TQ7PTPUSPT WJWÓTFO'SBODJBt"-6TUFEFT WJWFOFO'SBODJB 2 signifie Charge (vb) Check (n) :P 2]ZZSQbW]\5WQVSa?{ROU]UW_cSa FRANÇAIS : ;SaaS\bWSZ Cette fiche s’attache à décrire le fonctionnement de la langue française en proposant une synthèse des principales règles de grammaire. Illustrées de nombreux exemples, elle s’adresse aux futurs enseignants de français et aux formateurs de français langue étrangère, langue seconde désireux de posséder un condensé des bases indispensables à l’enseignement-apprentissage du français. LA PHRASE A. L’ORDRE DES MOTS En général, le schéma de la phrase est le suivant : Lola 2 Groupe Verbal = Verbe + complément essentiel d’objet direct ou/et indirect 3 Complément circonstanciel apprend le français cette année habite à Bordeaux dans un appartement 1. Le groupe sujet Le sujet est celui qui fait l’action, qui est dans l’état suggéré par le verbe. Il régit l’accord du verbe en nombre et en personne. Le sujet de la phrase peut être occupé par : Nom propre Groupe nominal (déterminant+nom) Pronom Verbe à l’infinitif Proposition Paul aime Julie. Le chat miaule. Elle lit beaucoup. Fumer tue. Que tu me mentes me dérange. 2. Le groupe verbal > voir III-B- Les compléments d'objet 3. Le complément circonstanciel RECONNAITRE : Lola habite à Bordeaux, cette année. Pour fournir des précisions à une phrase, on peut ajouter des compléments qui précisent les circonstances (temps, lieu, manière) dans lesquelles une action a lieu. On peut déplacer un complément circonstanciel dans la phrase. Tous les jours, j’écoute la radio. - J’écoute la radio tous les jours. a) Le complément circonstanciel peut être occupé par : Nom propre précédé d’une préposition > Le film est diffusé en France. Nom commun précédé d’une préposition > Le film est diffusé sans sous-titres. Groupe nominal précédé d’une préposition > Le film est diffusé dans toutes les salles. Pronom, éventuellement précédé d’une préposition > Le film y est diffusé. Infinitif précédé d’une préposition > Le film est diffusé pour rendre hommage à cet acteur. Gérondif > Le film est diffusé en feintant les autorités. Adverbe > Le film est souvent diffusé. Proposition subordonnée > Le film a été diffusé avant que nous débattions. b) Le sens des compléments circonstanciels (CC) Le CC précise la circonstance où l’action se réalise. Aujourd’hui, il mange avec sa grand-mère. CC répond à la question quand ?_ Aujourd’hui. Il mange dans le salon. Où mange-t-il ? Dans le salon. 1 Me Tú Te ²-&MMF6% Se /PTPUSPT Nos 7PTPUSPT Os &MMPT&MMBT6ET Se Exemples : BWBOUMFWFSCF Por la mañana, me ducho a las nueve : le matin, je me douche à 9h BQSÒTMFWFSCF Ducharse : se doucher (infinitif) Dúchate : douche-toi (impératif) Duchándose : en se douchant (gérondif) 1 2SbbSÁQVSud]QObW]\u) 4f^]aS`ZSa`|UZSaRSPOaSRSZOU`O[[OW`ST`O\zOWaS 0^^]`bS`c\]cbWZbV{]`W_cSag\bV{bW_cS^]c`Q][^`S\R`SSbb`O\a[Sbb`SZST]\QbW]\\S[S\bRSZOZO\UcST`O\zOWaS 1 Groupe sujet LES PRONOMS PERSONNELS RÉFLÉCHIS $FSUBJOTWFSCFTTPOUQSPOPNJOBVYDhFTUËEJSFRVJMTTPOUTVJWJTEFTFËMJOGJOJUJG"MPSTRVhFOGSBOÎBJTJMTTPOUQSÏDÏEÏTEFTFllamarse (s’appeler), ducharse (se doucher), levantarse (se lever)…), FOFTQBHOPMMFjTFxTFQPTJUJPOOFEFWBOUMFWFSCFDPOKVHVÏFOMBDDPSEBOUËMBQFSTPOOFFNQMPZÏFË UPVTMFTUFNQTËMFYDFQUJPOEFMJOGJOJUJGEFMJNQÏSBUJGFUEVHÏSPOEJGQPVSMFTRVFMTJMTFDPMMFËMBGJOEVWFSCF 1 1 - To some extent and from a medical point of view, I believe that as far as Joan is concerned, she does not have to worry about getting skin cancer. (Dans une certain mesure et d’un point de vue médical, il me semble qu’en ce qui concerne Joan, elle ne devrait pas s’inquiéter d’un potentiel cancer de la peau.) - Although the movie wasn’t rewarded, it is indeed one of the best movies of our time. In this respect, it should receive the 8Z\ºgO^OaRSQ`]QVSbag[P]ZWaO\bZSR{PcbSbZOÁ\RSZºOQbW]\ZSaVOQVc`Sa ag[P]ZWaS\bZSR{`]cZS[S\bRSZºOQbW]\ t%actions ponctuelles, c’est-à-dire qui n’incluent pas de déroulement, en Points de vue To some extent (dans une certain mesure) / according to X ou in X’s opinion (selon, suivant,d’après X) / as far as X is concerned ou as for X (en ce qui concerne X, quant à X) / from a … point of view (d’un point de vue…) / as far as I know ou for all I know (pour autant que je sache) : As a matter of fact (en fait) / actually (en réalité) / indeed (en effet, effectivement) / in any case (quoiqu’il en soit) / anyway (de toute façon) / at first sight (à première vue) / on second thought (après réflexion) / in this respect (à cet égard) / especially since (d’autant plus) : Ceci explique que cet aspect soit particulièrement adapté à l’expression : t%Fvérités générales : je n’adopte aucun point de vue particulier, donc ce que je dis, tout le monde pourrait le dire : « Americans drive big cars » ; recognition it deserves, especially since it was done on a low-cost budget. (Bien que le film n’ait reçu aucun prix, il s’agit en effet d’un des meilleurs films de notre époque. À cet égard, il devrait jouir d’une certaine notoriété, d’autant plus qu’il a été tourné sur un petit budget.) Secondly (deuxièmement) / thirdly (troisièmement) / then (puis) / next (ensuite) : B. LES CARACTÉRISTIQUES DES ASPECTS 2 Aspect simple : On utilise cet aspect lorsque l’événement décrit est vu en bloc, 1 ISBN 978-2-35644-018-1 Auteur : Nathalie FAUVEAU Prix de vente public TTC : 3,95€ 4 pages – Dilicom : 3034 Fin PRESENT PERFECT EN BE –ING Aspect : have –en Temps : présent The postman rang when I was watching TV He told me he had watched TV yesterday. yesterday. 1 Il m’a dit qu’il avait regardé la télé hier. 1 Le facteur a sonné hier pendant que je regardais la télé. 1 J’ai regardé la télé hier soir. Vous trouverez dans cette fiche une liste de ces mots de liaison (link words) classés par catégorie et accompagnés d’exemples traduits : I have watched too much TV lately, so tonight, I’m going to I have been watching TV for hours, my eyes are itching. the cinema. 1 J’ai trop regardé la télé ces derniers temps, alors ce soir, 1 Je regarde la télé depuis des heures, mes yeux me piquent. je vais au cinéma. Be quiet! I am watching TV. 1 Silence ! Je regarde la télé. PRÉTÉRIT SIMPLE Temps : prétérit Il existe en anglais autant de connecteurs logiques (ou mots de liaison) qu’en français. Courts ou longs, ils servent à lier deux idées et permettent d’articuler et d’aérer le discours pour clarifier celui-ci. Bien que les anglophones en soient moins friands que les Français, plus vous en utiliserez de pertinents, plus vous paraitrez maitriser la langue de Shakespeare. Pour ceux d’entre vous qui passez des examens, ces mots vont permettre aux évaluateurs de jauger votre niveau d’anglais ; pour vous autres professionnels ou anglophiles, ils vont vous aider à donner une certaine fluidité à votre expression écrite comme orale. ANGLAIS – LES MOTS DE LIAISON Résumé PRÉSENT BE –ING Aspect : simple Temps : présent I watch TV every morning. 1 Je regarde la télé tous les matins. ab`cQbc`S`d]a{Q`Wba ÂcWRWÁS`d]b`SSf^`SaaW]\ To conclude ou to finish ou as a conclusion ou at last ou lastly ou finally (enfin, pour terminer, en conclusion) / last but not least (enfin mais surtout) / eventually (en fin de compte, un jour ou l’autre) : - At last, I would like to conclude by saying that you will not regret reading through this lesson. (Enfin, j’aimerais terminer en vous disant que vous ne regretterez pas avoir lu cette leçon.) Temps et aspects se combinent de la façon suivante pour donner 8 formes : Temps : présent 2]ZZSQbW]\5WQVSa?{ROU]UW_cSa Anglais : ZSa[]baRSZWOWa]\ZW\Ye]`Ra 2SbbSÁQVSu^]c`]PXSQbWTRºOWRS`u) ]`UO\WaS`d]b`SRWaQ]c`aS\O\UZOWa O`bWQcZS`d]aWR{Sa FRANÇAIS – L’ESSENTIEL ISBN 978-2-35644-017-4 Auteur : Aurélie GLEIZAL Prix de vente public TTC : 4,95€ 12 pages – Dilicom 3033 ESPAGNOL – LES TEMPS ISBN 978-2-35644-016-7 Auteur : Sandrine BARAT Prix de vente public TTC : 4,30€ 8 pages – Dilicom : 3034 BON DE COMMANDE Distribution DILISCO Collection SAVOIR-FAIRE - Psycho Collection Fiches Pédagogiques L’anorexie mentale Comprendre les origines et manifestations de l’anorexie mentale Comprendre les solutions thérapeutiques actuelles ISBN 978-2-35644-006-8 Auteur : Myriam MEUNIER Prix de vente public TTC : 3,95€ 8 pages – Dilicom : 3139 La « fiche pédagogique » que nous proposons s’adresse à un public varié, allant de l’étudiant en psychologie au professionnel de santé, en passant par toute personne, novice, intéressée par la problématique de l’anorexie. C’est la raison pour laquelle nous avons fait le choix d’aborder cette maladie de manière à répondre aux attentes de chacun. Les explications, basées sur les écrits d’auteurs de référence, se veulent certes simplifiées, afin de rester accessibles à tous, mais avec le souci de conserver un vocabulaire précis et des terminologies spécialisées. L’idée est de pouvoir transmettre au mieux les connaissances actuelles sur l’anorexie mentale, permettant à chacun d’en comprendre les origines, les manifestations, mais également la manière dont va être posé le diagnostic et les solutions thérapeutiques proposées à l’heure actuelle. turel, par une possession diabolique ou un miracle divin ». Nous parlerons ici davantage d’ « anorexie mystique ». Aujourd’hui, les professionnels de santé parlent d’ « anorexie mentale », et la problématique mystique au sein de cette pathologie est passée au second plan. L’anorexie mentale touche aujourd’hui un nombre inquiétant de jeunes filles, et l’ampleur de certains phénomènes comme celui des « pro-ana » (communauté d’anorexiques sur Internet) amène les chercheurs à se pencher sérieusement sur cette pathologie, d’origine psychologique. L’anorexie mentale n’a jamais été aussi présente qu’aujourd’hui et 2% des femmes sont touchées par cette maladie. Pourtant, la maladie n’est pas si récente. Les premières descriptions d’anorexie, rares toutefois, remontent à l’époque du Moyen Age. En revanche, il ne s’agissait pas des mêmes enjeux. Selon Jacques Maître, sociologue et directeur de recherches au CNRS, les cas recensés à cette époque relèvent d’une problématique liée à la religion : « l’extrême aversion pour la nourriture est imputée théologiquement à l’intervention d’un être surna- 1 Définition – les effets de la maladie L’anorexie mentale est une maladie psychologique, qui correspond à des troubles du comportement alimentaire. Étymologiquement, le terme d’anorexie signifie « perte d’appétit » mais dans le cas de l’anorexie mentale, il y a au départ une lutte contre la faim, c’est-à-dire une restriction alimentaire volontaire, même si les causes sont inconscientes. La perte réelle de l’appétit n’apparaît qu’au bout de quelques temps. Cette maladie, qui survient la plupart du temps au moment de l’adolescence, entraîne un amaigrissement important. Elle touche de manière prévalente le sexe féminin (9 cas sur 10). L’anorexie peut se déclarer à l’occasion de certaines circonstances qui vont constituer LEXIQUE les « éléments déclencheurs » de cette maladie : un deuil, un échec, une séparation, etc., 1 Déni : Non reconnaissance de générant un sentiment très fort de déception. certains éléments de la réalité, La restriction alimentaire s’organise, dans un pourtant objectivement évidents. contexte d’humeur dépressive. Le sujet ne peut expliquer rationnellement ce comportement, 2 Cachexie : état d’affaiblissement, et face aux inquiétudes de l’entourage aura d’amaigrissement extrême du corps. Dans le cas de l’anorexie, le tendance à invoquer une perte d’appétit ou poids descend à 50% en dessous bien encore des douleurs d’estomac. du poids initial de la jeune fille Par la suite, la restriction alimentaire s’installe, avec un état d’avancement de l’amai3 Hyperactivité stérile : Fait d’être grissement satisfaisant pour le sujet. Rapitrès actif sans que cela soit pour dement, la sous alimentation entraîne un autant constructif, en faisant et défaisant les choses par exemple, amaigrissement de 3 à 4 kg par mois. L’entousans parvenir à prendre de décision rage commence à s’inquiéter, ce qui ne fait définitive. Cette hyperactivité qu’ accentuer la ténacité de la jeune fille, qui permet de ne pas penser à ce qui s’accompagne d’un sentiment de contrôle de peut être angoissant. soi-même. Parvenir à avoir la maîtrise d’un 4 besoin primaire va conditionner un sentiment Conduite boulimique : Ingestion de fierté, de puissance, dont les effets peuvent excessive d’aliments, suivis de vomissements volontairement être semblables à ceux d’une drogue. Ces senprovoqués. sations vont provoquer une sorte d’état d’excitation et d’euphorie qui peuvent parfois entraîner une certaine dépendance à la maîtrise de la sensation de faim. Description d’un cas Julie est une jeune fille de 16 ans qui n’a jamais posé de problème particulier à ses parents. Elle est studieuse et ses parents sont fiers de leur fille. Mais le comportement récent de Julie inquiète quelque peu ses parents. Depuis qu’elle a décidé d’entamer un régime, ces derniers mois, à la suite d’une déception amoureuse, la jeune fille se montre particulièrement préoccupée par son apparence physique. Elle rechigne à manger la même chose que tout le monde au moment des repas, et peut passer des heures à trier les aliments dans son assiette. Ses parents estiment pourtant qu’elle n’est pas grosse, et qu’elle a suffisamment perdu de poids, elle prétend pourtant continuer à se trouver trop ronde. Elle se réveille d’ailleurs une heure plus tôt que tout le monde le matin, afin d’aller courir. Elle dit que le sport lui est devenu absolument indispensable pour ne pas reprendre les kilos qu’elle a perdus et avoir un corps ferme. En dehors de cela, ses parents se rendent bien compte qu’elle sort de moins en moins le week-end avec ses amies, comme elle avait l’habitude de le faire auparavant, et préfère s’isoler dans sa chambre, à bouquiner ou à travailler. Elle passe aussi beaucoup de temps dans la salle de bain, et sa mère l’a surprise plusieurs fois alors qu’elle se regardait dans la glace et inspectait chaque partie de son corps avec un air triste. Julie a fini par ne plus avoir ses règles, à cause de l’amaigrissement trop brutal qu’elle a fait subir à son corps. Peu à peu, Julie est effectivement tombée dans la spirale infernale de l’anorexie mentale. Ses parents n’ont pas tout de suite pris la mesure de ce qui arrivait à leur fille. Ils ont d’abord pensé qu’il s’agissait d’une mauvaise passe, due à l’adolescence. Mais lorsqu’ils ont compris leur impuissance face au problème de leur fille, et lorsque Julie a atteint un degré de maigreur qui les a effrayés, ils ont fait appel à un spécialiste, qui leur a conseillé de la faire hospitaliser au plus vite. Car même si Julie continuait à affirmer que tout allait bien, ses parents ne pouvaient plus la laisser comme ça. Il en allait de sa survie. Le saviez-vous (INPES, 2005) - Plus de 3 000 000 de personnes en France souffriraient de dépression. - En France, les femmes sont deux fois plus touchées que les hommes par la dépression (2 hommes pour 3 à 4 femmes). La reconnaissance fait du bien à l’âme. d’ordre génétique on parle de dépression endogène. La définition la plus usuelle de la dépression est celle d’une « maladie mentale caractérisée par la modification de l’état thymique1, de l’humeur dans le sens de la tristesse, de la souffrance morale et du ralentissement psychomoteur ». [Source : Dictionnaire de Psychologie, Larousse]. Historiquement, c’est au premier siècle avant notre ère que l’on retrouve les premiers écrits relatifs à ce que l’on nomme aujourd’hui la dépression. En effet, les philosophes de ce siècle disent que « L’Homme est un malade qui ignore la cause de son mal ». Et lorsque l’on sait que chaque dépressif ignore les raisons de son désarroi et de sa souffrance, on peut dire que déjà était posé un premier constat sur la dépression. Dans l’Antiquité, les affects5 liés à la dépression seront longtemps considérés comme théologique (bile noire). Puis au Moyen âge, le suicide (qui est souvent en lien avec un état dépressif profond) devient un triple péché : contre Dieu, contre la société et contre soi même (Saint François d’Assise et Saint Thomas d’Aquin). Ce mal de vivre se retrouve également chez les protagonistes de Molière. Bien que sa reconnaissance et son étude soit encore très jeune (la dépression ne fut reconnue en tant que maladie qu’à partir de 1960), ces écrits nous prouvent que la dépression existe depuis que l’Homme est Homme. ISBN 978-2-35644-014-3 Auteur : Marie-Aude DE MENOU et Maud GOURTAY-SAUSSAYE Prix de vente public TTC : 4,95€ 12 pages – Dilicom : 3139 Pour Jean Bergeret, médecin et psychanalyste, « n’est pas dépressif qui veut ». Il semblerait donc y avoir des « prédispositions », des terrains plus favorables à développer cette pathologie chez certains individus plutôt que chez d’autres. Peut-on pour autant parler de transmission génétique ? Les enfants de parents déprimés ont un risque accru de développer à leur tour la maladie. Des études sur des jumeaux élevés séparément ont montré que si l’un a développé une dépression il y a entre 40 et 50% de risque que l’autre la développe aussi. Quand leurs parents souffrent de dépressions majeures, on observe chez les enfants des risques élevés de phobies sociales, de troubles majeurs du comportement et de la sociabilité ainsi que le développement de dépressions. Ces enfants ont neuf fois plus de risques d’être confrontés à des dépressions majeures que ceux dont les parents ne présentent aucun trouble (Biederman J. et al., 1991)(a). Certains chercheurs ont cependant affiné cette théorie. Ono Y. et al. (2002)(b) notamment, défendent que ce qui est héréditaire ne serait pas forcement un « gène de la dépression », mais plutôt des traits de personnalité favorisant un terrain dépressif. Les mécanismes des risques dépressifs familiaux sont complexes, ils peuvent aussi être liés à des faits indirects : impact de la pathologie du parent sur l’enfant (discorde conjugale, alcoolisme, isolement social, manque d’estime de soi, etc.). Pour vous permettre de comprendre toutes les facettes de la dépression, nous vous présentons dans un premier temps la manière dont s’élabore le diagnostic de la maladie et dans un second temps un panorama des traitements qu’il est possible de proposer. (a) J Biederman, Jerrold F. Rosenbaum, Elisabeth A. Bolduc, Stephen V. Faraone, Dina R. Hirsfeld : A high risk study of young children of parents with panic disorder and agoraphobia with and without comorbid major depression. Psychiatry Research (1991) 37, 333-348. (b) Y Ono, J Ando, N Onoda, K Yoshimura, T Momose, M Hirano & S Kanba : Dimensions of temperament as vulnerability factors in depression. Molecular Psychiatry (2002) 7, 948-953. 1 2]ZZSQbW]\5WQVSa?{ROU]UW_cSa Nous définirons de façon précise ce qu’est le TDAH et de quelle manière se pose le diagnostic (I). Puis nous définirons les causes de son apparition et les solutions mises en places pour y faire face (II). © Eléonore H - Fotolia Agités, turbulents, intenables, étouffants, sont des qualificatifs que l’on attribue à certains enfants. Ils sont plus agités que les autres, plus difficiles à calmer, moins attentifs aux consignes, souvent exclus. Ils sont qualifiés d’ingérables, d’hyperactifs. Souvent galvaudée dans le langage commun, l’hyperactivité est un symptôme réel au sein d’un trouble plus global : le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité. Longtemps attribuée à un défaut d’éducation parentale, les recherches actuelles (notamment réalisées grâce à l’imagerie par résonance magnétique) ont permis de démontrer que cette pathologie relève de dysfonctionnements bien plus complexes. Elle est issue de causes multifactorielles (génétiques, cognitives, environnementale, etc.) que nous présenterons au fil de ces pages. Cette compréhension globale du TDAH permet d’envisager des thérapeutiques spécifiques et adaptées que nous développerons dans un second temps. L'encadrement scolaire peut présenter lui aussi de grandes difficultés c'est pourquoi nous présenterons dans ce document des solutions et des axes de travail spécifiques pour les enfants atteints de TDAH". 3{Á\WbW]\) Le Trouble du déficit de l’Attention avec ou sans Hyperactivité est « un mode persistant d’inattention ou d’hyperactivité/impulsivité, plus fréquent et plus sévère que ce qu’on observe habituellement chez des sujets d’un niveau de développement similaire » a. Un communiqué de consensus international sur le TDAH (Barkley, 2002)b résume les données qui font maintenant consensus chez une majorité d'experts dans le domaine. La plus importante est de dire clairement qu’il n’y a pas de controverse sur l’existence de cette pathologie. Le TDAH est bien un trouble réel et sérieux qui cause de graves problèmes à la personne qui en est atteinte dans son fonctionnement familial, ses relations sociales, son autonomie, son domaine professionnel, etc. Aucune organisation professionnelle médicale, psychologique, scientifique ne doute de son existence en tant que trouble légitime (notons que les symptômes de cette pathologie étaient initialement attribuées à des difficultés éducatives jusqu’à la mise en évidence des troubles neurologiques qui en sont à l’origine). Ces symptômes sont principalement un déficit de l’inhibition du comportement et un déficit du maintien de l’attention. Ils s’expliquent, d’une part, par des facteurs neurologiques, une faible activité (métabolique et électrique) du cerveau notamment dans la zone frontale et d’autre part, par des facteurs génétiques (mis en évidence grâce aux études sur des fratries). Les facteurs environnementaux (famille, stress, maison, travail, etc.) peuvent contribuer à aggraver un TDAH mais ils ne peuvent pas en être la cause unique ou principale. American Psychiatric Association (2003). DSM-IV-TR Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux : texte révisé. Masson. Barkley, R.A. (2002). International consensus statement on ADHD. Clinical Child and Family Psychology Review, Vol. 5 (2), 89-111. D\^ScRºVWab]W`S¯ Dès la fin du 19ème siècle commencent à apparaitre différentes descriptions des enfants actifs. Le psychiatre allemand Heinrich Hoffman décrira les symptômes de son fils dans un livre de comptines en 1845 « Der Struwwelpeter »c, traduit par la suite en français sous le titre « Pierre l’Ebouriffé »d. Dés le début, une distinction s’observe dans les diagnostiques des médecins français et anglais. En France, on réalise surtout des descriptions de comportements : l’enfant est turbulent. Le français Bourneville (1897) en parle comme d’une instabilité neuro-motrice. En Angleterre, on recherche davantage les causes qui sont attribuées, dès le début, à des facteurs neurologiques. Le médecin anglais Georges F. Still (1902)e décrit les symptômes comme issus d’une atteinte cérébrale. Le syndrome tel qu’on le diagnostique maintenant apparait en 1980 dans le DSM III, sous le nom de trouble déficitaire de l’attention 1 La dépression est-elle devenue la maladie du siècle ? C’est la question qui peut se poser aujourd’hui, particulièrement au regard des multiples campagnes dont elle fait l’objet. Elle peut être ressentie par tous, que ce soit de manière directe en étant soi même atteint, ou indirecte parce qu’un de nos proche semble être touché. Elle peut se rencontrer dans tous les milieux et catégories socioprofessionnelles. Si certains de ses aspects sont encore mal connus, le spectre des thérapeutiques est large et varié. LA DÉPRESSION La place de l’hérédité dans la dépression TDAH : C`]cPZSRc3{ÁQWbRSZº0bbS\bW]\OdSQ]caO\a7H?4A02C8E8Cp b 2]ZZSQbW]\5WQVSa?{ROU]UW_cSa La dépression 2SbbSÁQVSO^]c`]PXSQbWTRSd]caOWRS`uQ][^`S\R`S) ZSa]`WUW\SaRSZOR{^`SaaW]\ 2][^`S\R`SZSaa]ZcbW]\abV{`O^ScbW_cSaOQbcSZZSa Il existe diverses formes de dépression. Elle peut être névrotique2 (atténuée ou mineure) ou psychotique (le contact à la réalité est gravement altéré). Si elle survient en réaction à un événement extérieur on dira qu’elle est réactionnelle, si il n’y a pas de facteur déclenchant avéré, elle sera considérée comme autonome. Quand la cause est liée à des aspects psychologiques individuels, la dépression est considérée comme psychogène3, par exemple dans le cas de maladies somatiques4 telles que le cancer ou toutes autres maladies de longue durée. Cette souffrance peut être liée alors au désarroi du patient face au diagnostic qui vient de lui être annoncé, ce qui demande souvent une remise en question de son mode de vie et de ses repères. Si les facteurs semblent être Certaines méthodes thérapeutiques vont être mises en place, à l’initiative de l’entourage la plupart du temps, car la patiente est bien souvent dans le déni1 au départ. Les évolutions peuvent être diverses. Parfois, une cachexie2 s’installe, s’accompagnant d’une diminution des centres d’intérêts et d’une hyperactivité stérile3. Dans d’autres cas, des conduites boulimiques4 apparaissent de manière alternative avec des phases de restriction alimentaire. 2SbbSÁQVSO^]c`]PXSQbWTRSd]caOWRS`u) 2][^`S\R`SZSC307SbaSa[O\WTSabObW]\a 2]\\Ob`SZSaa]ZcbW]\abV{`O^ScbW_cSaOQbcSZZSa a L’ANOREXIE avec ou sans hyperactivité. Dans sa première version, l’accent était porté sur l’inattention puis sur l’hyperactivité. La description actuelle laisse une place équivalente à chacune des dimensions. 1 TDAH – TROUBLES DU DÉFICIT DE L’ATTENTION AVEC OU SANS HYPERACIVITÉ ISBN 978-2-35644-025-9 Auteur : Maud GOURTAY-SAUSSAYE Prix de vente public TTC : 4,30€ 8 pages – Dilicom : 3139 c Hoffmann, H. (2007). Der Struwwelpeter. Editeur : Schwager Und Steinlein. Hoffmann, H. (1872). Pierre l’Ebourriffé. Traduit de l’allemand par TRIm, Paris, Sanloz et Fischbacher. Still, G.F. (1902). Some abnormal psychical conditions in children : the Goulstonian lectures. The Lancet. 1 : 1008-1012 d e Le saviez vous ? - Dans le monde 5,29 % des enfants et des adolescents présentent un TDAHf. - Les garçons sont plus touchés par ce trouble que les fillesf. f Polanczyk, G., de Lima, M.S., Horta, B.L., Biederman, J., Rohde, L.A. (2007). The worldwide prevalence of ADHD : a systematic review and metaregression analysis. American Journal of Psychiatry, 164(6), 942-948. 2]ZZSQbW]\5WQVSa?{ROU]UW_cSa La dissonance cognitive 2SbbSÁQVSud]QObW]\ud]ca^`{aS\bS`c\Sag\bV|aSRSZß{bObRSaQ]\\OWaaO\QSaOQbcSZZSaac`ZO RWaa]\O\QSQ]U\WbWdS);ObV{]`WSW\WbWOZSZSa`{dWaW]\a[OXSc`Sa;Sa^`W\QW^Ocf^O`ORWU[Sa RßW\RcQbW]\SbZßS\aS[PZSRSa[]RSaRS`{RcQbW]\RSZORWaa]\O\QS La dissonance cognitive en quelques mots La théorie de la dissonance cognitive présente une modélisation des conflits internes survenant lorsqu’une personne dispose à l’esprit de deux éléments incompatibles. Une relation incompatible entre les deux éléments (qu’on appelle généralement cognitions) génère un état d’inconfort émotionnel : c’est l’état de dissonance cognitive. Cet état motive la personne à chercher à recouvrer un état satisfaisant ce qui peut l’amener à changer ses croyances, ses connaissances, ses évaluations, ses représentations, et ses comportements. Cette théorie, au-delà sa relative simplicité, a profondément marqué la psychologie sociale, et les applications en termes de changement de comportements et d’attitude sont multiples. Malgré le demi-siècle qui nous sépare du fondement originel de la théorie, la dissonance cognitive continue de générer au sein de la communauté scientifique des recherches innovantes et des débats passionnants. Encart A. Leon Festinger Photo issue de Schachter 1994 : Biographical Memoirs V.64 (1994) National Academy of Sciences (NAS) 1 Leon Festinger (New York, 8 mai 1919 – New York, 11 février 1989) est un célèbre chercheur américain, régulièrement cité comme l’un des psychologues sociaux les plus influents de la discipline. Il dispose d’une carrière exemplaire : après avoir fait ses premiers pas sous la direction de Kurt Lewin en rejoignant en 1945 le Research Center for Group Dynamics du MIT, il occupe successivement des postes à l’Université du Michigan (1948) l’Université du Minnesota (1951), et puis enfin à l’Université Stanford (1955) qui marquera un temps fort de sa carrière. Enfin, il occupera de 1968 jusqu’à sa mort la prestigieuse chaire de Staudinger à la New School for Social Research. Au cours de sa carrière, Festinger a formulé, deux théories majeures de la psychologie sociales : la théorie de la comparaison sociale (1954) et la théorie de la dissonance cognitive (1957). Le champ de recherche sur la dissonance cognitive l’a amené à diriger des chercheurs tels que Elliot Aronson (Ph.D. 1959, superviseur de Jeff Stone), Jack Brehm (Ph.D. 1955, superviseur de Robert Wicklund), Harold Gerard (Ph.D. 1952), ou encore Judson Mills (Ph.D. 1958, assistant de recherche de 1954 à 1957). Festinger a profondément marqué la discipline avant de se retirer de la psychologie sociale à la fin des années 1970. Il s’est alors intéressé à d’autres disciplines scientifiques, dont notamment l’Archéologie et l’Histoire qui lui offrirent un accueil favorable. La théorie originelle La théorie de la dissonance cognitive dans sa version initiale (Festinger, 1957) présente un modèle particulièrement simple et élégant portant sur la manière dont les personnes gèrent la présence de plusieurs informations incompatibles. concept d’amplitude de la dissonance : plus les éléments en jeu sont personnellement importants pour la personne, plus l’état de dissonance sera de forte amplitude (donc l’inconfort), et plus la réduction sera importante. Selon cette théorie, un état psychologiquement inconfortable (i.e., l’état de dissonance cognitive) est généré lorsqu’une personne dispose à l’esprit de deux éléments cognitifs incompatibles (on parlera de cognitions inconsistantes). Cet état est motivationnel et motive donc la personne à recouvrer un état acceptable, notamment en tendant vers une cohérence entre les cognitions, c’est ce qu’on appelle la réduction de la dissonance. Une des spécificités de cette théorie, qui la distingue notamment des autres théories de la consistance présentes à l’époque, repose sur le En d’autres termes, la théorie de la dissonance cognitive présente un processus psychologique intra-individuel et dynamique passant par une phase d’éveil et une phase de réduction : lorsque des conditions initiales sont remplies, un état motivationnel d’amplitude variable se manifeste, et motive l’individu à user de stratégies pour réduire l’état de dissonance. L’utilisation efficace de ces stratégies permet à l’individu de réduire cet état d’inconfort et de recouvrer un état acceptable. Le cas de Régis : l’achat initial Diagnostiquer le TDAH Prenons le cas de Régis O., jeune cadre dynamique, qui vient d’investir toutes ses économies dans une résidence secondaire à proximité de la Loire. Il en est très content et présente son acquisition à ses amis dès le week-end suivant. Alors qu’il prépare un somptueux barbecue, l’un de ses amis, géologue de profession, lui fait alors remarquer que le secteur vient tout juste d’être classée zone à risque, et que sa maison dispose de grands risques d’inondation en raison de sa proximité de la Loire et de son implantation au pied de l’eau. Régis se fige quelques instants, les traits du visage tirés. Il a l’air soucieux et présente même quelques signes d’anxiété. A. La sémiologie servés par son entourage ; ce qui donne une base fiable et commune aux praticiens pour poser un diagnostic. La CIM 10, nomme ce trouble perturbation de l’activité et de l’attention (F90.0). Il est classé au sein du groupe des troubles hyperkinétiques (F90). Les symptômes constituent les effets observables de la maladie. C’est par leur expression que le praticien va pouvoir orienter son diagnostic. L’intensité et l’ordre d’apparition des symptômes varient d’un patient à l’autre. Il existe des manuels d’aide au diagnostic tels que le DSM IV-TR g (Diagnostic and Statistical Manuel version 4 traduite et révisée) et la CIM 10h (Classification Internationale des Maladies, 10ème révisions). Chaque trouble mental (1) y est classé et accompagné d’une liste de critères (ou symptômes) que le patient peut resentir ou qui sont ob- On peut résumer la situation en considérant que l’ « heureux propriétaire » dispose de deux cognitions incompatibles présente à l’esprit. (1) Un comportement : « j’ai acheté avec toutes mes économies une maison au bord de la Loire que j’apprécie », et (2) une information : « cette maison a de grands risques d’inondation ». La présence à l’esprit de ces deux groupes de cognitions incompatibles (le fait d’acheter une maison impliquant généralement le fait d’éviter les maisons placées dans des zones à risque) va générer chez le nouveau propriétaire un état de tension désagréable, un malaise psychologique inconfortable, qu’il cherchera à réduire, notamment en modifiant les informations qu’il dispose sur cette maison (cf. cadre suivant). Régis sera fort probablement soucieux jusqu’à ce qu’il trouve un moyen de gérer ces informations incompatibles, ou tout simplement qu’il finisse par penser à autres choses, par exemple les grillades du barbecue qui s’enflamment. (1) TTrouble : Un trouble Un tro t « indique la présence d’un ensemble de symptômes cliniquement identi identifiables, associés dans la plupart des cas à un sentiment de détresse et à une perturbation du fonctionnement personnel » (CIM 10h, p.4) 1 1 Collection Fiches Pédagogiques L’ANALYSE DE CONTENU : De la théorie à la pratique Ce dossier thématique a pour objectifs de : Proposer une méthode d’analyse objectivable du dire ; Apporter un éclairage sur cette analyse aux chercheurs et aux étudiants en sciences humaines et en sciences sociales. De la même façon qu’il existe différents modes d’accès au dire (différents types d’entretiens, des épreuves projectives, des récits de vie, des questionnaires), il existe différents modes d’accès au sens du dire. Le choix entre telle ou telle procédure d’analyse dépend à la fois de ce que l’on cherche à connaître et de ce qu’une situation nous donne à voir et à entendre. Définition : L’analyse de contenu est une procédure d’analyse qualitative et quantitative systématisée s’appliquant à un discours individuel ou collectif spontané ou composé. Elle est susceptible de nous livrer des informations différentes de celles que l’auteur avait l’intention de transmettre. Des chercheurs différents trouveront des résultats semblables à partir d’une même gille d’analyse. Pourquoi choisir une procédure d’analyse systématisée ? L’analyse de contenu présente l’avantage de permettre un contrôle ultérieur sur la recherche c’est-à-dire l’administration de la preuve. Bien que l’on ne puisse éradiquer toute subjectivité, la possibilité de vérifier et mesurer la fiabilité d’une analyse donne à celle-ci un statut scientifique qui rassure. Par ailleurs, la quantification permet de réaliser des analyses différentielles, comparatives entre des groupes homogènes de sujets. Quelle nature d’information peut-on atteindre par analyse de contenu ? - Des représentations individuelles et collectives, - Des dispositions à agir, - Des attentes et des motivations, - Des éléments de tensions, des conflits internes et externes, - Des idéologies, des systèmes de valeur, des reconstitutions de réalités passées. Quels objets de communication peuvent être concernés par l’analyse de contenu ? - Les documents officiels, - Les déclarations politiques, - Les témoignages, - Les rapports de réunions, - Les œuvres littéraires et scientifiques, - Les pièces de théâtre, - Les publicités, - Les entretiens et les récits de vie, - Les discussions, - Les réponses aux questions ouvertes de questionnaires et aux épreuves projectives. Ces objets de communication concernent différents champs d’application : l’histoire, la politique, le marketing, la psychologie, la sociologie, la publicité, la pédagogie. Au niveau quantitatif, l’analyse de contenu envisage les fréquences relatives d’apparition de certaines caractéristiques du contenu d’un texte ou d’un discours. Par exemples : la fréquence d’apparition des différents besoins pour étudier l’analyse motivationnelle des sujets d’un même groupe, la fréquence des différentes attitudes d’un sujet lors d’un entretien d’embauche, ou encore, la fréquence d’apparition de différentes défenses chez des sujets contraints à une réorganisation de service. Au niveau qualitatif, c’est une analyse en profondeur d’un petit nombre d’informations choisies. Par exemple : le lien de signification entre les différentes métaphores d’un sujet en thérapie, le lien signifiant entre les différentes dénégations chez les sujets d’un même groupe politique, ou encore le lien entre les différentes hyperboles sur des contes pour enfants. 1 L’ANALYDE CONTENU – DE LA THÉORIE À LA PRATIQUE ISBN 978-2-35644-023-5 Auteur : Marie-France GRINSCHPOUN Prix de vente public TTC : 4,95€ 12 pages – Dilicom : 3135 LA DISSONANCE COGNITIVE ISBN 978-2-35644-011-2 Auteur : David VAIDIS Prix de vente public TTC : 4,95€ 12 pages – Dilicom : 3140 BON DE COMMANDE Distribution DILISCO Collection MÉTHODOLOGIE en sciences humaines et sociales NOUVELLE ÉDITION CONSTRUIRE UN PROJET DE RECHERCHE EN SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES Méthodologie en sciences humaines et sociales Construire un projet de recherche en sciences humaines et sociales ISBN 978-2-35644-049-5 Auteur : Marie-France GRINSCHPOUN Prix de vente public TTC : 8,95€ 74 pages – Dilicom 3135 Une procédure de mise en lien 2ème édition Marie-France GRINSCHPOUN 2ème édition NOUVELLE ÉDITION L’ANALYSE DE DISCOURS – DONNER DU SENS AUX DIRES Méthodologie en sciences humaines et sociales ISBN 978-2-35644-050-1 Auteur : Marie-France GRINSCHPOUN Prix de vente public TTC : 11,95€ 81 pages – Dilicom : 3135 L’analyse de discours Donner du sens aux dires 2ème édition Marie-France GRINSCHPOUN BON DE COMMANDE Distribution DILISCO Collection PRATIQUES en sciences humaines et sociales NOUVEAUTÉ LE SENTIMENT D’INCOMPRÉHENSION UN JEU DE CACHE-CACHE ISBN 978-2-35644-052-5 Auteur : Marie-France GRINSCHPOUN Prix de vente public TTC : 14,95€ 125 pages – Dilicom : 3135 NOUVELLE ÉDITION LA PRÉPARATION AU PROJET PROFESSIONNEL MISE EN PRATIQUE D’UNE RÉFLEXION PSYCHOSOCIALE 2ème ÉDITION ISBN 978-2-35644-053-2 Auteur : Marie-France GRINSCHPOUN Prix de vente public TTC : 11,95€ 83 pages – Dilicom : 3135 NOUVELLE ÉDITION Pratiques en sciences humaines et sociales L’INHIBITION – UN AGIR EMPÊCHÉ 2ème ÉDITION L'INHIBITION Un agir empêché Marie-France GRINSCHPOUN 2ème édition ISBN 978-2-35644-051-8 Auteur : Marie-France GRINSCHPOUN Prix de vente public TTC : 13,95€ 115 pages – Dilicom : 3135 Présentoir collection LEXIFICHE Présentoir prototype, version non définitive. Présentoirs 4 étages 8 vues ISBN : 978-2-35644-063-1 Livré vide. Présentoirs 5 étages (langue, psycho et entreprise) : Présentoir A4 sur 5 niveaux - ISBN 978-2-35644-062-4 Livré vide. Enrick B. Edition - 39 boulevard de Ménilmontant, 75011 Paris - www.enrickb-editions.com Diffusion CEDIF - Distribution DILISCO Présentoir prototype, version non définitive. Présentoir collection SAVOIR-FAIRE