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Développement d'indices agroécologiques pour évaluer la pression hygiénique de la production animale dans les régions rurales du Québec Juillet 2000 huit des 12 parcelles étudiées, les eaux de drainage étaient contaminées entre 20 minutes et six heures après l’épandage. L’augmentation de la concentration bactérienne dans les drains (à 90 cm de profondeur) a varié de 30 fois après 20 minutes à 725 000 fois après deux heures. Toujours en Ontario, Taylor et Foran (1993) ont comparé les comptes d'Escherichia coli résistant à l'acide nalidixique dans les eaux de drainage et les nappes phréatiques suite aux épandages en automne de différents types de fumures sur des sols argileux loameux. Le lisier de porc a produit une contamination des eaux de drainage une heure après l'épandage et les comptes demeuraient élevés (102 E. coli/100 ml) pendant 40 heures, puis ils redescendaient à 102 E. coli/100 ml après 7 jours. Pour le purin de bovins, les contaminations ont été notées après deux heures, montaient à 105 E. coli/100 ml et redescendaient à 102 E. coli/100 ml après 4 jours. Quant au fumier solide de bovins, aucune contamination a été enregistrée avant le septième jour, jusqu'à ce qu'une pluie de 25 mm provoque la percolation avec des comptes de 102 E. coli/100 ml le lendemain. La contamination de l'eau souterraine peut être durable, des bactéries pouvant encore être trouvées dans les nappes phréatiques quelques mois après l'épandage (Rothmaier et coll., 1997). Même si les proportions de diffusion dans le sol et de récupération dans les eaux souterraines sont bien documentées pour les bactéries (Tableau IX), certains microorganismes parasitaires entéropathogènes peuvent aussi diffuser dans le sol, comme les oocystes de Cryptosporidiun spp. (Mawdsley et coll., 1996a). Dans des conditions expérimentales de sol et de pluie contrôlées, 1 % de ces oocystes ont diffusé dans le sol (Mawdsley et coll., 1996b). Page 21 de 85