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ETUDE DES FLUX DU BILAN D’ENERGIE
Les pyranomètres à 1 m de hauteur reçoivent leur signal d’un disque au sol de rayon 3 m
(équation V.7) alors que les radiomètres Licor ont un étroit champs de vue.
L’hétérogénéité du couvert neigeux autour de SMA2 peut expliquer en partie la
différence avec les mesures du Licor.
De plus, puisque les instruments et les mâts de support de la station météorologique
projettent des ombres à la surface, la mesure de la radiation réfléchie sous-estime le flux
exact d’une quantité inversement proportionnelle à la hauteur de mesure et à la quantité
de radiation diffuse [Carroll et Fitch, 1981]. Ainsi, les mesures par les pyranomètres sont
marquées par un biais dans le sens d’une sous-estimation de l’albédo.
La différence entre l’albédo selon le Licor égal à 0.80 ± 0.03 (sans doute sous-estimé en
raison de l’hypothèse d’isotropie de réflexion) et l’albédo mesuré par les pyranomètres
(0.71 ± 0.07) est faible. La différence est essentiellement due à une sous-estimation des
mesures d’albédo par les pyranomètres en raison de l’ombre de la station. La différence
de champs de vue entre les radiomètres peut également contribuer aux écarts de mesures.
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Comparaison avec un modèle d’albédo
Les mesures de réflectances spectrales sont comparées avec l’albédo de neige pure
calculé par Warren et Wiscombe [1980]. Dans le modèle, la neige est considérée comme
un empilement de sphères de glace. La diffusion et l’absorption de la lumière par chacune
des sphères est décrite selon la théorie de Mie. Les paramètres d’entrée sont les mesures
en laboratoire de l’indice de réfraction et du facteur d’absorption de la glace pure en
fonction de la longueur d’onde. Le modèle de diffusion multiple est ensuite conduit par la
méthode « Delta-Eddington » [Paltridge et Platt, 1976]. Des comparaisons avec d’autres
méthodes de simulation de la diffusion multiple ont montré que l’approximation « DeltaEddington » est efficace pour calculer les flux radiatifs jusqu’à 2 µm [ex. Leroux, 1996].
Dans le modèle de Warren et Wiscombe [1980], la dépendance selon la longueur d’onde
de l’albédo de la neige est contrôlée par la variation du coefficient d’absorption de la
glace.
La figure V.11 compare les mesures avec les résultats du modèle de l’albédo de la neige
pure sous éclairement diffus pour trois tailles de grain de rayons : 0.1, 0.2 et 1 mm.
L’albédo est calculé sous des conditions d’angle d’incidence similaires aux mesures, mais
il est le résultat de l’intégration des réflectances de la neige dans toutes les directions. En
raison des diffusions multiples, la forme de la fonction de réflectance bidirectionnelle de
la neige est indépendante de la longueur d’onde, au moins jusqu’à 960 nm [Mondet,
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