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MODELISATION DE LA FUSION coefficient d’extinction varie selon le type de neige entre 0.07 cm-1 [Bergen, 1971] et 1.5 cm-1 [Mellor, 1965], correspondant à l’atténuation de 95 % du rayonnement incident à 43 cm et à 2 cm de profondeur, respectivement. L’influence de la surface sous-jacente dépend en fait de l’équivalent en eau et non de la hauteur de neige (paragraphe V.2.4.b). Elle dépend aussi de la concentration en poussière (chapitre V.2.4.b) : selon Warren et Wiscombe [1980], 20 mm d’équivalent en eau de neige contaminée en suie (0.3 ppmw) est un milieu semi-infini (la surface sous-jacente n’influe pas sur l’albédo), alors que la même épaisseur de neige pure ne l’est pas. La dispersion des observations des hauteurs de neige à partir de laquelle la surface sousjacente affecte l’albédo est due en partie à des différences de densité et de contenu en poussières. Si on considère un équivalent en eau critique de 20 mm d’eau, les hauteurs de neige citées par O’Neil et Gray [1973] correspondent à une densité de l’ordre de 0.25-0.33. Par contre, les valeurs de Giddings et Lachapelle [1961] correspondent à des densité très élevées. On considère es* = 6 mm d’eau, correspondant à 3es* ≈ 20 mm d’eau. La valeur critique d* = 32 mm de neige retenue par Oerlemans et Knap [1998] implique une densité de la neige égale à 0.2, correspondant à de la neige peu transformée. Néanmoins, considérer les hauteurs de neige au lieu des équivalents en eau ne permet pas de distinguer la fusion d’une neige transformée de la fusion de la neige fraîche. VI.3.4.b.4 Effets des chutes de neige Les précipitations journalières (nj = 0) sont mesurées par la sonde à ultrasons avec une sensibilité de 10 mm de neige par jour. Ce seuil a de fortes incidences sur la qualité de la simulation de l’albédo. Tout au long de l’année, des précipitations entraînant des hausses de l’albédo ne sont pas prises en compte par le modèle (figure VI.11). L’erreur de simulation est liée à la précision de la mesure des précipitations, mais aussi, et surtout, au choix du pas de temps. Contrairement aux glaciers alpins où les précipitations d’été sont généralement sous forme de pluie en zone d’ablation, les précipitations sur le glacier du Zongo sont de la neige (parfois du grésil), même en saison de fusion. Au pas journalier, la sonde à ultrasons mesure un bilan de masse et non un cumul de précipitations. Des faibles chutes de neige qui fondent dans la journée n’apparaissent pas dans les bilans journaliers alors qu’elles ont entraîné une hausse de l’albédo. Afin d’améliorer l’accord avec les mesures, il est nécessaire de prendre en compte les précipitations solides à un pas de temps infra-journalier. 240