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E tat des lieux des milieux et des usages et diagnostic global
Version validée en C LE le 8 av ril 2010
SAGE B ièvre Liers Valloire
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par les matières phosphorées et l’azote organique et ammoniacal pour les piscicultures
(pour les 3 piscicultures du bassin v ersant total d’env iron respectiv ement 19 et 121
k g/jour),
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par les métaux et métalloïdes 29 pour les établissements de trav ail des métaux (en
moy enne pour l’ensemble des établissements de ce secteur d’activ ité 2 k g/jour).
Par ailleurs, une action de recherche et de réduction des rejets de substances dangereuses dans l’eau
par les ICPE a été lancée dans chaque région française en 2002, dans le cadre de l’opération nationale
découlant de la circulaire du 4 fév rier 2002 du ministère chargé de l’env ironnement. Aucune ICPE du
bassin Bièv re Liers Valloire n’a été concernée par cette action.
Les risques de pollution vis-à-vis des milieux aquatiques
L’impact des activ ités industrielles et artisanales a été mis en év idence de façon ponctuelle par l’étude
bilan de la qualité des cours d’eau (Gay env ironnement, 2008). La qualité de l’eau v is-à-v is des
pollutions métalliques était cependant bonne du fait des concentrations faibles en métaux. Sur le
Riv al, en amont de Marcilloles, et sur le Barbaillon, il s’agit des rejets métalliques connus et contrôlés
de 2 ICPE. En rev anche sur l’Oron, en av al de Beaurepaire, il existe une contamination faible au
mercure dont l’origine n’a pas été identifiée et qui peut poser un problème sanitaire du fait de l’activ ité
pêche et sur les Veuzes, en av al de St Sorlin en Valloire, 6 métaux sur les 8 recherchés ont été
détectés.
L’étude bilan sur la qualité de la nappe a montré que les solv ants chlorés et les autres toxiques étaient
peu détectés. Leurs concentrations étaient très faibles et dépassaient rarement le seuil de détection et
n’étaient jamais supérieures à la norme eau potable (Sogreah, 2008).
L’extraction de matériaux et la pisciculture étant des activ ités importantes sur le périmètre du SA GE
Bièv re Liers Valloire, les chapitres suiv ants détaillent donc plus particulièrement les pressions en lien
av ec ces deux activ ités.
• Les extractions de matériaux
D’une façon générale, l’exploitation des matériaux est susceptible d’être préjudiciable pour les eaux
souterraines pour les aspects suiv ants :
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La pollution en cours d’extraction ; ce risque a été notablement réduit dans les installations
récentes par les conditions d’exploitation mises en place (aire étanche, sy stèmes de dépollution,
etc.),
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La diminution de la protection naturelle que constitue l’épaisseur de terrain au-dessus des nappes,
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Le conflit d’usage av ec l’alimentation en eau potable (ressource actuelle et future) ; un réserv oir
aquifère alluv ial ay ant de bonnes potentialités pour l’eau potable est constitué le plus souv ent de
matériaux alluv ionnaires de qualité propices à la production de granulats.
Toutefois le secteur d’extractions de matériaux est très encadré par la réglementation pour prév enir
ces différents risques. C’est notamment l’article 18 de l’arrêté du 22 septembre 1994 relatif aux
carrières qui décrit les obligations permettant de préserv er les ressources en eau.
Les risques de nuisance relèv ent majoritairement de l’ordre accidentel plutôt que de l’exploitation
courante des sites.
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M étalloïdes : U n métalloïde est un élément chimique qui ne peut être classé ni dans les métaux ni dans les
non-métaux. S es propriétés phy siques et chimiques sont intermédiaires entre celles d’un métal et d’un non-métal.
D ocument v alidé
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