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Salvi R., Wang J., Ding D. 2000 - Auditory plasticity and hyperactivity following cochlear damage. Hear Res. 147: 261-274. Kaltenbach JA, Zhang J. 2007 - Intense sound-induced plasticity in the dorsal cochlear nucleus of rats: evidence for cholinergic receptor upregulation. Hear Res. 226(1-2):23243. Perte d’audition et déclin cognitif chez le sujet âgé : approche épidémiologique Pr Hélène AMIEVA Centre de Recherche INSERM U 897 Epidémiologie et Biostatistique, Université de Bordeaux. Mulders W., Robertson D. 2011 - Progressive centralization of midbrain hyperactivity after acoustic trauma. Neuroscience 192, 752-760. Mulders W., Robertson D. 2013 - Development of hyperactivity after acoustic trauma in the guinea pig inferior colliculus. Hear Res 298: 104-108. Vogler DP, Robertson D, Mulders WH. 2014 - Hyperactivity following unilateral hearing loss in characterized cells in the inferior. colliculus. Neuroscience. 265:28-36. Bonfils P. 1989 -Les oto-émissions acoustiques provoquées. Le concours médical-11107, pp 539-541 Schaffer L, Withnell R, Dhar S, Lilly D. et al. 2003 - Sources and mechanisms of DPOAE generation : implications for the prediction of Auditory sensitivity. Ear & Hearing 24: 379-379. Venet T, Campo P, Rumeau C, Thomas A, Parietti-Winkler C. 2014 - One-day measurement to assess the auditory risks encountered by noise-exposed workers, Int J Audiol 1–8 Il est bien connu que le vieillissement s’accompagne d’une diminution des capacités neurosensorielles, notamment auditives, ce qui tend souvent à banaliser ces troubles chez les personnes âgées (Lin et al., 2013). Pourtant, de par leur prévalence (2/3 des 70 ans et plus ; Chien & Lin, 2012) et leurs conséquences sur le plan thymique et fonctionnel, la prise en charge des troubles auditifs chez le sujet est un véritable enjeu de santé publique. Diverses études en effet suggèrent leur implication dans le fonctionnement cognitif, la dépression, les activités fonctionnelles et sociales, et les comorbidités (Kiely et al., 2013). Dans une étude récente, un lien a été rapporté entre la sévérité de la perte auditive et le déclin cognitif sur 6 ans (Lin et al., 2013). Néanmoins, peu de données existent sur le déclin à long terme et sur l’effet d’une prise en charge. Grâce au suivi longitudinal de la cohorte épidémiologique bordelaise PAQUID, il nous a été possible d’analyser l’effet des troubles auditifs, avec ou sans appareillage, sur l’évolution des performances cognitives dans une cohorte suivie pendant 25 ans. PAQUID est une étude épidémiologique sur 3777 personnes de 65 ans et plus, en Gironde et Dordogne. Dans le cadre de cette étude, les sujets sont évalués à domicile tous les deux ans au moyen de différents questionnaires portant sur leur santé et leur vie quotidienne, des tests cognitifs et échelles psychologiques. L’échantillon analysé pour cette étude comprenait 3772 sujets. Les troubles auditifs ont été auto-déclarés à la visite d’inclusion : 2443 sujets ne rapportaient pas de trouble ; 1178 rapportaient une gêne à suivre une conversation à plusieurs ou dans le bruit et 151 rapportaient une gêne majeure. Parmi les sujets rapportant une gêne modérée à majeure (N=1329) : 150 sujets étaient appareillés et 1179 n’étaient pas appareillés. Ces groupes ont été comparés au groupe considéré comme groupe de référence : le groupe sans trouble auditif. Le déclin au test de MMSE, un test évaluant les fonctions cognitives globales, a été modélisé par une régression linéaire mixte ajustée sur le sexe, l’âge, l’éducation puis sur diverses variables de confusion : la symptomatologie dépressive, les comorbidités, le niveau de dépendance, le statut marital. Les résultats ont montré que les personnes ayant un trouble auditif sans appareillage avaient un déclin au test de MMSE significativement plus important que les personnes sans trouble auditif (p=0,0062). Ce déclin en revanche ne différait pas entre le groupe de sujets appareillés et le groupe de référence à savoir les sujets sans trouble auditif. Après ajustement sur les diverses variables de confusion, la différence de déclin entre les sujets non appareillés et le groupe de référence n’est plus significative. En résumé, cette étude confirme que le déclin cognitif est plus important chez les personnes ayant un trouble de l’audition Cette étude suggère également et pour la première fois, qu’il n’existerait pas de lien direct entre trouble auditif et déclin cognitif, dans la mesure où avec une prise en charge audio-prothétique, le déclin cognitif chez les sujets ayant une perte auditive n’est plus majoré comparativement aux sujets sans perte auditive. Ces résultats plaident en faveur d’un dépistage et d’une prise en charge des troubles de l’audition chez les personnes âgées. Samedi 11 avril Journée pluridisciplinaire Journée pluridisciplinaire Plasticité centrale et fatigue auditive périphérique Samedi 11 avril Actes du Congrès des Audioprothésistes 36 37