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Cinéma ■■
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Dans Les Brasiers de la colère, Russell Baze tente de sauver son petit frère.
CHRISTIAN BALE Il parle du film de Scott Cooper
Propos recueillis par Caroline Vié
C
hristian Bale est éblouissant
dans Les Brasiers de la colère de
Scott Cooper. Dans ce thriller
au suspense dopé à l’adrénaline, l’acteur incarne Russell Baze, un ex-détenu
déchiré entre l’envie de se ranger et le
besoin de tirer son frère (Casey Affleck)
d’un mauvais pas. Il s’est confié à 20 Minutes depuis le tournage d’Exodus de
Ridley Scott, où il joue Moïse.
Est-il indispensable pour vous
de travailler en amont lorsque
vous acceptez un film ?
Je fais partie des acteurs qui ont besoin
de faire des recherches et de se mettre
physiquement en condition pour incarner un personnage. J’envie ceux qui
n’ont pas à effectuer ce travail.
Comment vous êtes-vous préparé
pour ce film ?
Je me suis rendu à Braddock, où s’est
déroulé le tournage, et j’ai rencontré
des habitants dans des bars. Cette
ancienne cité industrielle qui tombe
en décrépitude offre un décor incroyable.
Pourquoi est-ce important de filmer
en décors naturels ?
Le contexte socioculturel dans lequel
évoluent les protagonistes a un impact
important sur l’action. Ces gens sont
des oubliés de l’Amérique, patriotes
mais maltraités par leur pays. Filmer
leur histoire en studio n’aurait pas eu
la même force.
Comment arrivez-vous à enchaîner
des prestations aussi intenses
que celle-ci sans vous épuiser ?
Incarner un personnage demande une
grande implication de ma part, alors
cela ne m’intéresse pas de la fournir
pour un rôle qui ne me tient pas à
cœur. Mon rôle dans Exodus est très
prenant, voire épuisant. Mais à la fin
de la journée, je ressens une grande
satisfaction. Je garde la légèreté pour
ma vie personnelle. W
« R » COMME PROPHÈTE
En découvrant R de Tobias Lindholm
et Michael Noer, il est difficile de ne
pas penser à Un prophète de Jacques
Audiard. L’adaptation d’une petite
frappe au monde carcéral plonge le
spectateur dans un univers très codifié,
où le droit du plus fort est toujours le
meilleur. L’organisation d’un trafic de
drogue en utilisant des capsules jaunes
en plastique d’œufs en chocolat est l’un
des rares détails amusants de ce huis
clos brutal dont l’esthétique léchée
contraste avec la violence du propos.
On n’oubliera pas de sitôt une scène
d’agression où le son des dents écrasées a été obtenu en fracassant une
mâchoire de porc. De quoi alimenter
de nombreux cauchemars… W C. V.
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Plongée dans l’univers carcéral
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« Des oubliés
de l’Amérique »