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14 ■■■ Sports Mercredi 15 janvier 2014 TENNIS A l’Open d’Australie, les concurrents s’organisent pour combattre la fournaise Les joueurs font les frais de la canicule Romain Scotto C omme Dupond et Dupont dans Tintin au pays de l’or noir, certains joueurs ont été pris de vertiges et de malaises à Melbourne ces derniers jours. Sous une chaleur de 43 °C, le Canadien Dancevic est tombé comme une mouche en plein match. Dans ces conditions, jouer au tennis n’est donc pas simple. Frédéric Compagnon, médecin en chef lors du Marathon des Sables, livre quelques conseils pour survivre dans cette fournaise. ##JEV#143-90-http://m.20minutes.fr/tv/sport/94293-c##JEV# W. West / AFP V Peut-on s’y préparer ? Ceux qui sont arrivés à Melbourne depuis plusieurs jours, voire quelques semaines pour les tournois préparatoires, sont mieux préparés à ces conditions extrêmes. « Même si on est un très bel athlète, il faut être acclimaté progressivement », indique le Dr Compagnon. Avant les rencontres, mieux vaut aussi ne pas passer brutalement d’une salle climatisée au cagnard ambiant. Et adapter son échauffement. V Quels sont les moyens pour refroidir le corps ? Il y a une méthode pour bien humidifier son corps. Le médecin propose d’insister sur certains points clés, comme les avantbras. « Une zone très importante d’échanges thermiques. Il y a une circulation veineuse superficielle importante qui permet d’échanger avec l’extérieur. » A Melbourne, l’acces- L’Australien Lleyton Hewitt s’est rafraîchi en s’appliquant de la glace sur la tête et la nuque. soire à la mode est le coussin réfrigérant, à poser sur la nuque à chaque changement de côté. Il existe aussi des vestes réfrigérantes à enfiler avant ou pendant l’effort. V Boire, mais comment ? Vider les bouteilles les unes après les autres ne suffit pas. « Il faut des apports en sels minéraux différents de d’habitude », poursuit Compagnon, habitué à distribuer des pastilles de sels aux marathoniens des sables. Le risque majeur d’une perte de minéraux étant de terminer les matchs, non pas déshydratés, mais avec une dilution du taux de sel dans le sang trop importante. W Simon a survécu Gilles Simon s’est qualifié pour le deuxième tour de l’Open d’Australie en sauvant sept balles de match face à l’Allemand Daniel Brands (6-7, 6-4, 3-6, 6-3, 16-14). BALLON D’OR HANDBALL Il n’y a pas qu’Omeyer... Des votes parfois sidérants Dix ans qu’ils se tirent la bourre en D1. Dix ans qu’il n’y a pas meilleurs qu’eux en France. Dix ans pourtant qu’ils passent à côté de leur carrière internationale. La nuit, Vincent Gérard (Dunkerque) et Cyril Dumoulin (Chambéry) doivent faire des concours de fléchettes avec le portrait de Thierry Omeyer, le gardien historique des Bleus. Même s’ils ne l’avoueront jamais. « Vous plaisantez ? Depuis que j’ai commencé le hand, Titi est un modèle pour moi », s’offusque Gérard. « Tu ne vas pas te leurrer en te disant que t’aurais fait mieux à sa place de toute façon », renchérit Dumoulin. Cela tombe quand même bien que ledit Omeyer, 37 ans, regarde pour l’instant l’Euro du banc, lui qui se Le moment préféré des vrais amateurs de foot, ce n’est pas la remise du Ballon d’Or, mais l’analyse a posteriori du détail des votes. Juste pour le plaisir de voir qui des capitaines, sélectionneurs et journalistes des 208 pays de la Fifa n’aime pas voter commes les autres. La palme revient sans aucun doute à Degu Debebe Gebreyes, capitaine de l’Ethiopie, qui a placé Xavi en un, Andrea Pirlo en deux remet d’une blessure au coude. Après la retraite de Karaboué, qui acceptait le rôle de faire-valoir du Montpelliérain sans rechigner, c’est l’occasion de voir ce que vaut la relève. Et peut-être, l’air de rien, de proposer un autre mode de fonctionnement à Claude Onesta. « Titi avait habitué tout la monde à une gestion des gardiens particulière, avance Dumoulin. Mais dans les grands clubs maintenant, il y a deux très bons gardiens qui se relaient. Ça permet d’opposer différentes solutions tactiques Julien Laloye à l’adversaire. » W Suivez FrancePologne en live à partir de 20 h 15 et Thomas Müller en trois. Passe pour le milieu allemand, qui n’est pas pour rien dans les succès du Bayern Munich cette année. Mais alors pour Xavi et Andrea Pirlo, franchement, on ne trouve pas d’explications. Si les deux sont certes extrêmement talentueux, le premier a connu sa pire saison depuis cinq ans, quand le second commence franchement à ressentir le B. V. poids de l’âge. W C’EST DIT ! « Evidemment que j’aurais aimé gagner. Mais ça va. Je suis content que tout cela soit terminé. » Franck Ribéry s’est confié au journal Bild après sa 3e place au Ballon d’Or.