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— 49 — CHAPITRE II L’ÉTAT CONTRASTÉ DES CONNAISSANCES SCIENTIFIQUES C’est bien un état contrasté des connaissances scientifiques qu’il convient d’évoquer. En effet, selon les types de recherches – épidémiologiques ou biologiques – et les domaines de recherches, les résultats sont susceptibles de varier. Ainsi, observe-t-on que, en ce qui concerne les effets éventuels du téléphone mobile, une majorité de chercheurs affirment, quoique de façon prudente, l’absence d’un risque sanitaire avéré. En revanche, on peut constater un quasi-consensus sur l’innocuité des antennes relais. I – LA PERSISTANCE D’UN DOUTE RELATIF QUANT AUX EFFETS ÉVENTUELS DU TÉLÉPHONE MOBILE : L’AFFIRMATION PRUDENTE DE L’ABSENCE D’UN RISQUE SANITAIRE AVÉRÉ. A- LES LIENS ENTRE TÉLÉPHONIE MOBILE ET CANCER 1- Les études épidémiologiques Avant d’examiner les raisons pour lesquelles il existe des divergences d’interprétation sur la cancérogénicité du téléphone mobile, il importe de rappeler quelques données générales sur les études épidémiologiques. 1-1- Données générales sur les études épidémiologiques L'épidémiologie étudie les caractéristiques des pathologies au sein d'une population, et leurs déterminants. Science d’observation du vivant, elle est foncièrement marquée par la notion de variabilité, notamment la variabilité de la mesure ; c’est pourquoi toute mesure d'épidémiologie sera accompagnée de son intervalle de confiance (intervalle au sein duquel la vraie mesure a la plus grande chance de se situer) : en général, il s'agit d'un intervalle à 95%, indiqué de la façon suivante : RR = 2,1 [IC 95% : 1,1-3,2] ce qui veut dire que le « vrai » risque relatif (mesuré à 2,1 dans l'échantillon) a 95 % de chance de se retrouver dans l'intervalle allant de 1,1 à 3,2. Puisqu’il est rarement possible d'étudier une population dans sa totalité, l’épidémiologie définit donc une population d'étude, qui est une partie (un échantillon) de la population. Cet échantillon se doit d'être représentatif de la population pour laquelle on veut tirer des conclusions.