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Développement d'indices agroécologiques pour évaluer la pression hygiénique de la production animale
dans les régions rurales du Québec
Juillet 2000
La méthode PICABUE a été appliquée dans le cadre du développement d’un outil
d’aide à la gestion des pesticides en France (Girardin et Bockstaller, 1997). Suite à cette
application, Girardin et coll. (1999) ont proposé une version modifiée de la méthode
PICABUE originelle (Tableau XII).
La première étape définit les objectifs généraux, surtout qualitatifs, les décompose
en objectifs spécifiques, eux-mêmes en sous-objectifs, et ainsi de suite jusqu'à ce que les
sous-objectifs soient quantifiables. La deuxième étape établit les utilisateurs des indices.
Le nature des utilisateurs, depuis les gestionnaires jusqu’aux scientifiques en passant par les
professionnels, détermine le niveau avec lequel l'indice doit simplifier la réalité pour la
rendre compréhensible aux utilisateurs de l'indice. Les indices sont construits à la troisième
étape. Ces indices peuvent être simples ou complexes suite à l'agrégation des données. Les
données sous-jacentes aux indices sont obtenues par mesure directe ou indirecte ou encore
par des modèles. La construction dépend de la connaissance scientifique du moment, de la
disponibilité d'information sûre et des utilisateurs de l’indice pour le niveau de
simplification. La quatrième étape vise à établir des valeurs de référence. Cette étape n'est
pas dénuée dans certains cas de subjectivité et de négociation pour aboutir à un consensus.
L'analyse de sensibilité à la cinquième étape permet d'observer le comportement de l'indice
en fonction de l'étandue possible pour des valeurs de base observables. Cela permet, entre
autres, de trouver les variables ayant le plus de poids sur l'indice. La sixième étape consiste
à déterminer des zones de probabilité à l'intérieur desquelles l'indice peut s'interpréter. Il ne
s'agit pas à proprement parler de valider l'indice, mais de définir les limites de son
utilisation et de faciliter son interprétation. La septième et dernière étape a pour but de
s'assurer de l'utilité de l'indice, c'est-à-dire, s'il est une aide réelle pour les utilisateurs ciblés
pour connaître la réalité et pour prendre leurs décisions.
Avec surtout l'ajout des dernières étapes, la modification apportée à la méthode
PICABUE formalise donc davantage les étapes de la démarche visant à s'assurer de
l’utilisation et de l’intérêt des indices agroécologiques.
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