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CH RONIQUES É T R A N G È R E S Chaque m ois, nous avons à sign aler une n ou velle étape vers la transform ation m écan iqu e de la fa b ri cation du verre. R é ce m m e n t encore, on a mis en activité, à la S o c ié té des V e rreries d e Jum et, les installations d ’é tira ge m écanique. Il y a d on c actu elle ment huit app areils en a ctivité dans cette usine. La production est de 200.000 m’ . O n peut dire dès m ainte nant qu’avant peu d ’années, toutes les verreries se seront com p lètem en t transform ées. Il est peu d ’exem ples u'un aussi ra p id e bouleversem en t d ’une industrie. La situation v e rriè re reste toujours satisfaisan teetn esu b it guère de m od ification im portan te pour le m om ent. En glacerie, la fab rication est toujours poussée a c tiv e ment, plus activem en t m êm e qu ’en verrerie, tandis qu’en g o b e le te rie et en flaconnerie, la situation est indécise, par suite de l ’insuffisance des ordres. Une nou velle c ok erie à récu pération vien t d ’être mise en a ctivité à O u grée-M arih aye, d e m êm e qu’une nouvelle installation centralisant le travail des minerais et des charbons. O n com m en ce enfin à en visager une am élioration du m arché charbonnier. Nous avons parlé longuement, dans les chroniques antérieures, du conflit sidérurgique qu e nous venons de subir. C e conflit dépassait l ’activ ité d e l ’industrie sidérurgique, et fut une m enace qui pesa sur toutes nos industries. L ’in dustrie chim ique eût été l’une des prem ières à en souf frir. En p lein e effervescen ce du conflit, l’Association charbonnière du bassin d e C h arlero i et d e la BasseSambre in tervin t auprès du p re m ie r m inistre pour lui signaler, sans p ren dre parti dans le désaccord, la néces sité qu’ il y avait d e p ro té g e r les travailleurs jo u rn e lle ment brim és p a r le s grévistes. L ’A ssociation des V errerie s à V itre s b elges fit la m êm e dém arche. Il est heureux que ce con flit soit pour le m oins aplani, ce qui donnera le temps d ’abou tir à une solution m oins h yb rid e et net tement stabilisatrice. Nous traversons des m om ents déjà suffisamment d ifficiles, qu e seraien t venues co m pliquer encore des grèves persistantes, s’étendant de jou r en jo u r sur les autres industries. A u débu t de Février, il y avait en a c tiv ité dans le pays trente-sept hauts fourneaux à fieu con tre tren te-d eu x au débu t de Janvier. L a p rod u ction d e ces app areils a été de 137.790 tonnes de fon te en Jan vier, con tre 161.480 tonnes en Décem bre. C es chiffres m ontrent suffisam m ent dans quelle m esure les grè v e s on t affecté la production sidérurgique du pays. Nous avons d é jà d it que notre production de zinc n’a pas en core attein t son chiffre d’avant guerre, la prod u ction a fa ib li au débu t de l’année: 13.470 tonnes d e zin c brut en Jan vier, con tre 15.860 tonnes en D écem b re. L a dem an d e est toujours modérée en cim ents e t chaux. L a construction s’an nonce calm e; o r n om b re d e nos p etites industries chi miques dépen den t étro ite m en t de la construction. C’est dire qu’a ctu ellem en t nos fab riq u es d e couleurs, de vernis, d e m atériaux artifïcièls, etc., ont ju ste les débouchés, qu’il faut pour ne pas lim ite r leur p ro duction au m inim um . Nous ne voulons pas term in er cette chron ique sans dire quelques m ots du V I e C o n g rès d e C him ie indus trielle, qu’organise à Bruxelles, en S e p te m b re prochain, la Société de C h im ie ind u strielle d e France. C ette manifestation a réuni ra p id e m e n t le concours des savants belges et les adhésions des industriels. Dès maintenant, la gran d e industrie chim ique, la m étallu r gie, les verreries, les charbonnages, etc., donnent, à l’organisation du C ongrès, l ’appui de leu r influence et de leur activité. Il sem b le que ce C on g rès é tait attendu, et rarement, j e pense, on v it plus d e sp ontanéité et de fructueuse ém u lation, dans la m ise sur p ied d ’une manifestation an alogue. C ’est que depuis quelques Vol. 15. — N ° 3. Mars 1 9 26 . ^ rrn T O T trrn IN D U S T R IE 1 années, on a com pris en B elgiqu e, com m e partout, la place im portan te qui d o it être don n ée à la C him ie. Un C on grès com m e celui qui se prép are, et qui p ro m et d ’être un évén em en t dans n o tre pays, m ontrera les résultats féconds d e la collab oration d e la C him ie et d e l’ Industrie. Dès m aintenant,,on p eu t augurer que les résultats obtenus seront n om b reu x et que le reten tissem ent du V I e C on grès d e C h im ie ind u strielle sera con sidérable, dans les annales d e la C h im ie b elge. F. L a m b e r m o n t . ÉTA TS- U NIS Les chim istes, ingénieu rs ou industriels d’ Europe, qui se p rop osen t de se trou ver en A m é riq u e, du 10 ou 15 M ai prochain, fe ro n t bien de visiter l ’ E xp osition de l’O u tilla ge chim ique, à C lev e la n d ; en effet, non seule m ent cette exposition, qui fera v oir les d ern iers p e r fectionn em ents apportés à l ’ou tillage, sera p leine d ’in térêt par elle-m êm e, mais, en outre, la rég ion offre d e nom breux points susceptibles d ’in téresser les visiteurs. D ’après la pu b licité faite par la « C levela n d E n gi n eerin g S o c iety », les « A ssociated T ech n ical S o cieties » de Cles'eland, et 1’ « A ssociatio n o f C hem ical Equipm en t M anufacturées », une dizain e de branches de l ’o u tillag e chim ique jo in d ro n t leurs efforts p ou r faire d e cette exp osition un évén em en t industriel sans p ré cédent. Les sections ou grou p es intéressés représen tent resp ectivem en t 1’ « A m erican C hem ical S o c iety », 1’ «A m e r ic a n A ssociation o fE n g in e e r s », 1‘ « A m erican E lectro ch em ical S o c iety », la « S o c iety o f Industrial E n g in eerin g », 1’ « A m e ric a n S o c iety fo r S teel T reatin g », 1’ « A m erican S o c iety o f H e a tin g and V en tilatin g E ngineers », 1’ « A m erica n S o c iety o f M echanical Engineers », 1’ « A m erican W e ld in g S o c ie ty », et 1’ « A m erican Institute o f M in in g and M eta llu rgica l Engineers ». Un com ité représen tant ces divers groupem ents s’est chargé d ’arrêter le p ro gram m e de la sem aine de l ’ E xp osition ; il com p ren d : J.-H. H e rr o n .d e la Jam es H. H erron C o, p résid en t; C .-B . M urrav, de l’A m erica n Institute o f M in in g and M etallu rgical E ngineers; E.-A. W e a g e r, d e l’A m erican S o c iety o f H e a tin g and V e n tila tin g E ngineers » ; J.-R . B row n, de 1’ « A m erican S o c iety o f M ech anical E n gi neers » ; W .-H . Eisenm an, de l ' « A m erican S o ciety fo r S teel T re a tin g » ; H.-1I Dyar, de 1’ « A m erican W e ld in g S o c ie t y » ; G .-T . T ru n d le Jr, d e la « S o c iety o f Industrial E ngineers » ;R .- D . Landrum , de la « T i t a nium A llo y M anu factu rin g C o » ; L.-C . D refah l, de la « G rasselli C hem ical C o » ; A .-B . R ob erts, d e la « C lev e la n d E n gin eerin g S o c iety » ; et C .-R . Sabin, de la m êm e société. L e p ro gra m m e c om p orte tout d ’ab ord un aperçu pratiqu e des p ro céd és chim iques, exp osé p ar des au to rités reconnues, puis une revue des p rocéd és é le c tro chim iques, des m atériaux de construction, des alliages ferreux et non ferreu x, du caoutchouc, des produits céram iques, des appareils d e concassage et de b roya ge, d e la précip itation, etc. Les sections et grou p es on t in vité les sections ana logues, dans un rayon de cinq cents m illes, à p arti c ip er aux séances qui se tiendron t, pendant tou te cette sem aine, avec l’ E xposition com m e illustration et p oin t de rendez-vous. A e n ju g e r p ar les dem andes d e rensei gnem en ts reçues par lettres ou p ar télép h on e, on peut, d ’ores et déjà, assurer qu e l’ E xposition sera un vrai succès et qu e les séances techniques com p tero n t au bas m o t trois m ille assistants. 487 87 E