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Les deux fugitifs font un petit braquage au village de la
Lotbinière, que Mercier connaît bien pour y avoir passé
une partie de son enfance. Puis le duo s’en revient à
Montréal. Dès leur arrivée, la mafia italo-américaine leur
conseille de quitter le territoire canadien.
Selon l’organisation criminelle, leurs actions trop
violentes ont pollué l’atmosphère et mis la Police sur les
dents. Mais ils ne tiennent pas compte de l’avertissement
à peine voilé des mafieux locaux, pourtant fortement
décidés à écarter les deux perturbateurs.
Inconscients des menaces indirectes qui pèsent sur
eux, les deux hommes ne réalisent pas qu’ils peuvent
être balancés. Dans la foulée, l‘attaque d’une banque
tourne au vinaigre. Attendus par la police à l’instant
même de leur intervention, ils défendent leur peau avec
acharnement.
Ils
devront
leur
survie
à
leur
suréquipement en armes de précision et à leur
détermination. Avec l’audace qui les caractérise, ils
fuiront à bord d’une voiture volée.
Cette violence panique les services de police qui
utilisent ce prétexte pour multiplier les descentes, les
perquisitions, surveiller les salles de jeux, et perturber les
trafics de stupéfiants. Ces méthodes traditionnelles ont
pour but de déstabiliser les truands et les organisations
criminelles. En multipliant ses interventions, la police gêne
considérablement le crime organisé. La police compte
sur le milieu pour se débarrasser de ces deux braqueurs
qui mettent les autorités en ébullition et perturbent les
petits trafics de la pègre locale. En effet, dans certains
cas extrêmes, le Milieu tue, balance ou piège le gêneur.
La mafia italo-canadienne, lassée des frasques de
Jacques Mesrine, fait en sorte de dégager ce
« Frenchie » incontrôlable.
La pègre lui procure un vrai faux passeport au nom de
Bruno Dansereau puis le balancera sans vergogne aux
autorités. Un moyen efficace et discret de se
débarrasser de l’importun. Il est donc temps de
disparaître pour Mesrine et son complice. Ils partent
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