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— 45 — • L’instauration d’un nouveau dialogue de médico-économique entre les personnels médicaux gestionnaires gestion et les La T2A doit tout d’abord permettre d’instaurer un dialogue de gestion médico-économique permanent entre les personnels médicaux et les gestionnaires des établissements. C’est un des enjeux importants de la réforme de la T2A. La réforme de la gouvernance des établissements et la création des pôles doit y contribuer. Les auditions de la MECSS ont permis de constater que le mouvement paraît bien engagé. Le codage de l’activité peut être perçu comme une charge nouvelle par les personnels médicaux. Il est cependant la porte d’entrée dans la logique de la tarification à l’activité, compte tenu de l’intérêt désormais direct qui lui est lié, puisque de sa bonne exécution dépendent les ressources du pôle et de l’établissement (contrairement au système de financement antérieur par dotation globale). L’accomplissement de cette nouvelle tâche incite à s’intéresser à la gestion et facilite l’appropriation du nouveau mode de financement. La MECSS soutient la création de dispositifs d’intéressement des personnels soignants à la gestion. • L’impératif de mise à niveau des systèmes d’information hospitaliers L’un des premiers domaines touchés par la mise en œuvre de la tarification à l’activité est le système d’information hospitalier. En fixant comme critère de l’allocation de ressources l’activité des établissements, la réforme donne à la production des données médicales une importance nouvelle. En effet, de l’exhaustivité, de la qualité et de la rapidité de production et de transmission de ces informations dépend le niveau de ressources budgétaires et financières (trésorerie) des établissements. Toute omission d’activité, quelle que soit sa nature (GHS d’hospitalisation, suppléments, forfaits, DMI-MO, actes externes, imagerie médicale…) pénalise immédiatement l’établissement en termes budgétaires. Les établissements doivent obtenir le meilleur niveau de qualité du codage et réduire au minimum les anomalies, erreurs et lacunes. Selon plusieurs personnes auditionnées par la MECSS, la non-qualité, qui pouvait être importante les deux premières années, s’est réduite. Les actions de formation des personnels auront été utiles. Le codage est, maintenant, généralement bien compris et s’est intégré dans les pratiques quotidiennes. La transmission des données médicales va devoir s’effectuer dans les délais les plus brefs possibles (auparavant de six mois et ramenés à 30 jours en 2005) pour permettre aux établissements de recevoir des versements rapides et ainsi bénéficier d’une trésorerie positive. Les discours incantatoires sur l’informatisation des systèmes d’information hospitaliers n’avaient, jusqu’à présent, produit que très peu d’effet.