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IV-3- De l’oral à l’écrit : Analyse du discours argumentatif dans le débat et
dans la production écrite.
IV-3. 1- Méthodologie
Nous avons comparé deux situations de communication en classe : Un
discours argumentatif produit lors d’un d’ébat conventionnel en classe et le même
discours, cette fois-ci produit lors d’une épreuve écrite, simulant ainsi une situation
très répandue dans notre enseignement à savoir, une composition ou un devoir écrit.
Nous avons choisi de traiter le sujet suivant : « préférez-vous le mariage moderne
ou le mariage traditionnel ? ». A savoir que cette thématique revenait de manière
récurrente de la part des étudiants, surtout des étudiantes et ce fut la raison pour
laquelle, nous l’avons suggéré au début du débat.
L’enseignant fixe l'objectif du débat : les participants, au nombre de vingt,
devant développer leur prise de position argumentée à propos du sujet cité plus
haut. Notons aussi que les étudiants n’avaient pas tous l’habitude de gérer cet
échange de propos en groupe et c’est pour cela que le « démarrage » du débat était
difficile, tant les participants étaient impressionnés. L’enseignant, tout en restant
neutre, précise dans un premier temps qu'il s'agit de débattre sur des aspects
socioculturels qui gravitent autour de la même thématique. Il laisse les étudiants
aborder spontanément les différents axes d’intervention ; en cas de blocage,
l’enseignant relance le débat en sollicitant l’avis des uns et des autres.
Dans un second temps et plus le débat avançait, l’enseignant suggère
différents sous-thèmes relatifs au sujet central proposé aux étudiants qui, à leur tour,
se retrouvent en train d’évoquer des sujets tels que: l’autonomie par rapport à la
cellule familiale – le mariage et le dogme – le dialogue dans la famille - le
chauvinisme à Tlemcen etc. Pour éviter que la discussion ne soit monopolisée que
par une partie des participants, l’enseignant tente de faire participer tous les acteurs,
en les interpellant individuellement. Nous avons remarqué aussi que le discours des
étudiants devenait spontané après le premier quart d’heure et que les interlocuteurs
se sentaient de plus en plus sécurisés ; à la demi-heure, ils se lançaient déjà dans des
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