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Ainsi pour reprendre l'exemple de J-Bl. GRIZE, n'a-t-on pas à se demander si
une voiture a des roues, des freins ou un moteur.
En revanche, si on trouve dans un discours:
Cette voiture n'a pas de roues, alors on conclut que pour le locuteur avoir des
roues fait partie de la famille du 'faisceau' de voiture, c'est-à-dire de la famille des
propriétés que l'objet a et des relations qu'il peut soutenir avec d'autres objets pour
un locuteur en situation.
Ch. Perleman et L. Olbrechts-Titeka avaient déjà démontré que le discours
construit son auditoire. La formulation discursive varie selon la formation, les
motivations et les intérêts des destinataires. La présence du destinataire se fait plus
ou moins explicite selon le type du texte.
« Lorsque, au milieu du lac, je dois réparer mon moteur, j'ai tout intérêt
à raisonner comme l'enfant et à éviter de laisser tomber à l'eau ma clé
anglaise: parce qu'elle est lourde. Et tant pis pour le jerricane vide: parce qu'il
est léger » (J.-Bl. GRIZE, 1981: 10).
A travers ce rappel théorique de la notion de discours et de texte, nous
situons notre travail dans le même ordre d’idée car, le discours argumentatif produit
par les étudiants lors du débat ou dans les productions écrites, n’est que l’énoncé
relatif à un autre contexte auquel le sujet s’identifie ou pas, dans la mesure où il
s’agit soit de leurs propres opinions ou d’arguments appartenant à l’imaginaire
communautaire.
A cet effet, lors de l’analyse du corpus, nous serons amenés à se référer à un
niveau qui pourrait être celui de l’énoncé, celui qui fut produit par les sujets de
l’expérimentation ou celui de l’énonciation au moment où il sera important de
revenir à une situation antérieure du discours.
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