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Toujours en matière de méthodologie, l’objectif de notre travail est de réfléchir sur la création d’un réseau d’échanges (bilingue/plurilingue) chez les étudiants ? Quels sont les modes de production oraux (rhétorique) ? Comment favoriser les modes de conversation chez les étudiants ? Comment établir une mise en commun des données discursives ? Ce projet vise à croiser des modèles théoriques/rhétoriques et des outils méthodologiques issus de la recherche en psychologie de l’apprentissage et en didactique pour interroger la notion de culture dans ses différentes variations et ses rapports complexes avec les apprentissages : à la fois condition et produit des apprentissages, ensemble d’invariants conceptuels explicites ou « en acte » qui font partie constitutive de l’identité des acteurs éducatifs, forme de connaissances et de valeurs qui se construit en même temps qu’elle se transmet au sein de l’université ou, plus généralement, au sein des lieux qui ont une fonction d’éducation (comme l’école) et de formation. L’expérience que nous avons menée n’est qu’une manière très réduite de ce que pourrait être l’enseignement d’une langue étrangère qui tienne compte des rapports sociaux et des cultures. III-2.2- Le discours argumentatif entre L1 et L2 : organisation et cohérence textuelles dans une langue et la culture dans l’autre langue. Lorsque les apprenants en FLE s’expriment en français, ils doivent respecter la logique de la phrase, sinon ils risquent de ne pas se faire comprendre. Mais cela ne se fait pas si facilement. C’est que la logique française n’est pas identique à celle que les apprenants connaissent dans leur culture. Ce relativisme concernant la logique est le point de départ de la rhétorique contrastive, étudiée par Kaplan (1966). D’après celui-ci, « la logique est la base de la rhétorique et a des aspects culturels. Elle dépend de la culture qui lui a donné naissance. Lorsqu’un apprenant qui a appris à s’exprimer dans sa langue maternelle entre dans un environnement francophone et ne sait pas s’exprimer comme les Français, nous ne devons pas attribuer ce phénomène à son manque d’intelligence, comme le font souvent les 140