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Encore n’est-ce là que l’Ancien Testament… Le
Nouveau Testament ne donne pas moins de fil à retordre aux
philologues. On ne sait trop quoi penser des Évangiles de Luc
et de Matthieu, lorsqu’ils présentent de la naissance du
Christ deux témoignages inconciliables (Lc. 2 ; 1 – 16 et Mt.
1 – 14) ; quoi retenir des relations moins complaisantes que
de raison liant les membres de la « Sainte Famille » (Mc. 3 ;
20 – 35 et 6 ; 1 – 6) ; comment comprendre qu’une parabole
se donne pour vocation de ne pas être comprise, à l’exception
des Douze, de crainte que les profanes n’en tirent un
quelconque bénéfice (Mc. 4 ; 10 – 12)11 ; et pourquoi les
démons (ou le démon, - Légion, « car nous sommes
nombreux ») de Gérasa adjurent l’onction du Christ afin de
posséder des porcs – pour aussitôt se jeter à la mer (Mc. 5 ; 1
– 20) ; comprendre aussi qu’un Jésus thaumaturge doive s’y
reprendre à plusieurs fois pour guérir un aveugle (Mc. 8 ; 22
– 26) ; qu’un Jésus, qui a faim, soulage sa frustration en
s’acharnant sur un figuier sans figues (Mc. 11 ; 12 – 14 et 20
– 21) ; que lors de son arrestation par les Romains
commandités deux fois, par les anciens du Sanhédrin et les
11
« Quand Jésus fut à l’écart, ceux qui l’entouraient avec les
Douze se mirent à l’interroger sur les paraboles. Et il leur
disait : "À vous, le mystère du Règne de Dieu est donné, mais
pour ceux du dehors tout devient énigme pour que, tout en
regardant, ils ne voient pas et que, tout en entendant, ils ne
comprennent pas de peur qu’ils ne se convertissent et qu’il
ne leur soit pardonné." » (Mc. 4 ; 10 – 12). Nous soulignons.
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