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du feu, L’Eau et les Rêves, L’Air et les Songes, La Terre et les
Rêveries de la volonté, etc.).
500 000 ans séparent notre « ère » supposée terminale de
l’» esprit scientifique » de cet âge primitif, en quoi Bachelard
a voulu voir une Préhistoire de la raison des sciences.
Bachelard se met du baume au cœur. Nos « procédures » sont
demeurées intactes. Toutes nos conquêtes sont tributaires
d’une seule même méthode, une heuristique, l’heuristique
du silex. Tape et regarde. Pas sûr que nous ayons tant
progressé depuis les grandes révolutions de l’homo habilis…
Ôtons-nous donc du crâne ces illusions rétrospectives
qui nous font croire à la rigueur, à la logique et à la probité
des sciences. Il n’y a pas de savoir scientifique : seulement,
conjectural, précaire, un savoir d’hommes qui se disent
scientifiques. Or, l’homme n’est jamais qu’homme - un
animal irrationnel - que l’amour-propre conduit plus
certainement que l’amour du savoir. Qui heurte ce savoir
perturbe un amour-propre. Qui heurte ce savoir ne peut le
faire qu’au nom d’une conception nouvelle. Cette conception
a parti liée à nos concepts migrateurs ; par conséquent,
maille à partir avec nos guivres sédentaires. La réaction ne se
fait pas attendre. Sus à l’insurrection ! Plutôt l’éteindre avant
qu’elle ne s’étende. Il faut la tuer dans l’œuf ; il faut glisser
des constricteurs dans le berceau d’Hercule. Que les efforts
de sa poliorcétique s’échouent sur les remparts de marbre du
néant. À cet effet, tout est permis, pourvu qu’on mette le
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